Reprise économique : vers un avenir vert, résilient et inclusif

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Reprise économique : vers un avenir vert, résilient et inclusif

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(Voir l'enregistrement avec audio en anglais et sous-titres en français)

La survenue et la persistance de la pandémie de COVID-19 ont infligé à l’économie mondiale un choc sans précédent, et la reprise s’annonce poussive et hétérogène. Les inégalités se sont creusées, car ceux qui payent le plus lourd tribut à la crise sont les populations, les entreprises et les pays les plus défavorisés, faute d'accès à des ressources et réseaux financiers. Que faudrait-il faire pour soutenir une reprise économique plus rapide et plus solide qui jette les bases d’un système économique mondial plus durable et inclusif ?  

Cet événement s'est penché sur les enjeux de la reprise économique sous trois angles : 

  • Durabilité : Comment verdir la relance et reconstruire les systèmes économiques avec le souci de mieux utiliser les ressources et d’investir dans un avenir respectueux du climat ? 
  • Résilience et innovation : Comment les entreprises peuvent-elles se réinventer pour créer plus d’emplois, et comment les gouvernements peuvent-ils innover pour transformer la crise en opportunité de croissance ? Comment agir pour les jeunes et juguler le risque d’une « génération perdue » ? 
  • Inclusion : Sachant notamment que la pandémie a plus durement touché les femmes et les filles, que peuvent faire les responsables publics pour veiller à ce que la reprise profite à tous et contrer l’aggravation des inégalités ? 

Affiche le résumé de l'événement

Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, a évoqué les grands défis de notre monde : la COVID et le changement climatique, mais aussi l’aggravation de la pauvreté et des inégalités et la montée des fragilités et des violences. À ses côtés, la secrétaire au Trésor des États-Unis a encouragé les économies développées à continuer de soutenir une reprise mondiale. Janet Yellen a insisté sur la nécessité d'aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs climatiques conjointement avec leurs objectifs de développement, en soulignant l’importance des financements verts. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, qui prenait également part à la conversation, a mis l'accent sur la menace grandissante que font peser les risques climatiques sur la stabilité macroéconomique et financière mondiale.

La discussion a ensuite porté sur les thèmes de la durabilité, de l’innovation et de l’inclusion, avec un large éventail d'intervenants : ministres représentant le Cambodge et l'Égypte, jeunes, chefs d’entreprise et membres de la société civile. Les femmes doivent être au centre des efforts de reprise, a exhorté Melinda Gates, tandis que l'événement s'achevait en musique avec la chanteuse nominée aux Grammys Somi et son titre « Changing Inspiration ». Afficher moins

 
Voir la liste des intervenants ᐁ
 

L'enregistrement de l'événement sera disponible avec sous-titres en anglais, arabe, français et espagnol

Transcripción


  • 0:09 Bonjour, et bienvenue aux Réunions de printemps 2021
  • 0:10 du Groupe de la Banque mondiale et du FMI,
  • 0:11 pour la première de nos quatre journées de programmation publique.
  • 0:14 [PAUL BLAKE, GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE] Je m'appelle Paul Blake et dans quelques minutes,
  • 0:20 nous lancerons notre événement sur la reprise économique,
  • 0:22 ou comment jeter les bases d'un avenir vert, résilient et inclusif.
  • 0:26 Mais d'abord, penchons-nous sur ce qui nous attend cette semaine
  • 0:30 et découvrons comment vous pouvez y participer.
  • 0:33 Les Réunions du FMI et du Groupe de la Banque mondiale se déroulent de nouveau en mode
  • 0:39 virtuel
  • 0:40 et, bien que nos bâtiments soient relativement vides par rapport aux années précédentes,
  • 0:44 vous, quel que soit l'endroit où vous vous trouvez, avez plus que jamais la possibilité
  • 0:48 d'y participer.
  • 0:49 Pendant des semaines, nous avons organisé et enregistré des débats de fond,
  • 0:53 avec certains des plus grands experts mondiaux
  • 0:56 sur les questions de développement les plus urgentes de notre époque.
  • 0:58 Pour ces Réunions de printemps, nous sommes heureux de vous présenter
  • 1:02 4 événements sur 4 jours et 4 grands thèmes, à savoir
  • 1:06 la reprise économique, la dette, le climat et les vaccins.
  • 1:10 Les événements principaux sont enregistrés,
  • 1:13 mais nos experts sont en ligne et prêts dès maintenant
  • 1:16 à répondre à vos questions et à partager vos commentaires.
  • 1:19 Bonjour, je m'appelle Nejma Cheikh.
  • 1:21 Mes collègues et moi-même répondrons à vos questions en direct
  • 1:24 en anglais, français, espagnol et arabe, dans le tchat
  • 1:27 live.banquemondiale.org.
  • 1:28 Profitez-en pour participer à notre sondage.
  • 1:30 Nous poserons chaque jour une nouvelle question.
  • 1:33 Après chaque événement, nous serons de retour ici en direct,
  • 1:37 depuis les locaux de notre siège à Washington.
  • 1:40 Sur ce plateau où la distanciation sera de mise,
  • 1:43 nous poserons les questions les plus fréquentes reçues en ligne
  • 1:46 aux hauts responsables et experts du Groupe de la Banque mondiale.
  • 1:49 Alors qu'attendez-vous ?
  • 1:50 Retrouvez tous les détails et donnez votre avis sur live.banquemondiale.org.
  • 1:53 [EN DIRECT : WASHINGTON] Si vous nous suivez sur les réseaux sociaux,
  • 1:59 utilisez #InclusiveFuture pour vous faire entendre.
  • 2:01 Je serai de retour dans une heure pour une discussion
  • 2:05 avec Makhtar Diop de la Société financière internationale (IFC),
  • 2:09 Manuela Ferro de la Banque mondiale et bien d'autres.
  • 2:13 Rendez-vous tout à l'heure,
  • 2:15 et tout de suite place au grand événement de la journée,
  • 2:16 "Reprise économique : vers un avenir vert, résilient et inclusif",
  • 2:20 animé par le journaliste Larry Madowo.
  • 2:25 [RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 2:33 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL]
  • 2:35 [REPRISE DURABLE]
  • 2:37 [AVENIR INNOVANT]
  • 2:38 [CROISSANCE INCLUSIVE]
  • 2:40 [REPRISE ÉCONOMIQUE : VERS UN AVENIR VERT, RÉSILIENT ET INCLUSIF]
  • 2:47 Bienvenue à vous tous qui nous rejoignez en ligne
  • 2:51 depuis le monde entier.
  • 2:53 Nous sommes ravis que vous soyez des nôtres pour
  • 2:56 les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI,
  • 2:59 et pour ce premier événement avec pour thème
  • 3:01 "Reprise économique : vers un avenir vert, résilient et inclusif".
  • 3:04 Je m'appelle Larry Madowo et je vous accompagnerai tout au long de la prochaine heure.
  • 3:08 La pandémie a infligé à l'économie mondiale un choc sans précédent
  • 3:11 et la reprise risque d'être lente et inégale.
  • 3:14 Les inégalités et les injustices ont été exacerbées,
  • 3:18 les populations, les entreprises et les pays pauvres
  • 3:22 payant le plus lourd tribut.
  • 3:24 Aujourd'hui, nous allons nous projeter vers des jours meilleurs
  • 3:26 et examiner les mesures à prendre pour soutenir une reprise économique
  • 3:29 plus rapide et plus profonde
  • 3:31 qui jette les bases d'un système économique mondial
  • 3:34 plus durable et inclusif.
  • 3:36 Vous pourrez participer à cet événement de multiples façons.
  • 3:42 La diffusion est disponible en anglais, espagnol, français et arabe,
  • 3:45 sur Banque mondiale Live et sur nos réseaux sociaux.
  • 3:49 Nos experts répondent dès maintenant à vos questions sur Banque mondiale Live.
  • 3:55 Et vous pouvez partager vos commentaires avec le hashtag #InclusiveFuture.
  • 3:59 Jetons un coup d'œil au programme pour l'heure qui suit.
  • 4:03 [RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021] [À VENIR]
  • 4:06 [SOUTENIR UN DÉVELOPPEMENT VERT, RÉSILIENT ET INCLUSIF]
  • 4:09 [JANET YELLEN, SECRÉTAIRE AU TRÉSOR, ÉTATS-UNIS]
  • 4:11 [KRISTALINA GEORGIEVA, DIRECTRICE GÉNÉRALE, FMI]
  • 4:13 [DAVID MALPASS, PRÉSIDENT, GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE]
  • 4:17 [LA VOIE VERS UNE REPRISE DURABLE]
  • 4:19 [KARIM EL AYNAOUI, PRÉSIDENT, POLICY CENTER FOR THE NEW SOUTH]
  • 4:23 [SWIETENIA PUSPA LESTARI, FONDATRICE, DIVERS CLEAN ACTION]
  • 4:26 [L'INNOVATION ET LE SECTEUR PRIVÉ]
  • 4:28 [AJAITA SHAH, FONDATRICE ET PDG, FRONTIER MARKETS]
  • 4:31 [SOLA DAVID-BORHA, DG, AFRIQUE, STANDARD BANK GROUP]
  • 4:34 [S.E. RANIA AL-MASHAT, MINISTRE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE, ÉGYPTE]
  • 4:38 [DONNER LA PRIORITÉ À UNE REPRISE INCLUSIVE]
  • 4:40 [GONZALO HERNÁNDEZ LICONA, DIRECTEUR, RÉSEAU DE PAUVRETÉ MULTIDIMENSIONNELLE]
  • 4:44 [LINDSAY COATES, DG, BRAC ULTRA-POOR GRADUATION INITIATIVE]
  • 4:47 [S.E. VONGSEY VISSOTH, SECRÉTAIRE D'ÉTAT PERMANENT DU MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE/DES
  • 4:51 FINANCES, CAMBODGE]
  • 4:52 [LES FEMMES ET LES FILLES D'ABORD !]
  • 4:54 [MELINDA GATES, COPRÉSIDENTE, FONDATION BILL & MELINDA GATES]
  • 4:57 [PERFORMANCE MUSICALE] ["CHANGING INSPIRATION"]
  • 4:58 [SOMI, CHANTEUSE DE JAZZ NOMINÉE AUX GRAMMY AWARDS]
  • 5:02 Un beau programme, n'est-ce pas ?
  • 5:04 Nos invités se pencheront sur la reprise économique
  • 5:07 sous trois grands angles.
  • 5:08 Premièrement, la durabilité.
  • 5:09 Comment verdir la relance et reconstruire les systèmes
  • 5:13 et reconstruire les systèmes économiques
  • 5:15 pour mieux utiliser les ressources et créer un avenir
  • 5:17 respectueux du climat ?
  • 5:19 Deuxièmement, la résilience et l'innovation.
  • 5:21 Comment les entreprises peuvent-elles se réinventer pour
  • 5:25 créer plus d'emplois
  • 5:26 et de quelle manière les gouvernements peuvent-ils réussir
  • 5:31 à transformer la crise
  • 5:32 en une occasion de croissance ?
  • 5:34 Pouvons-nous éviter une génération perdue ?
  • 5:36 Et le dernier domaine abordé portera sur l'inclusion.
  • 5:39 Comment les décideurs politiques peuvent-ils faire
  • 5:41 pour que tout le monde profite de la reprise,
  • 5:44 et que les inégalités ne se creusent pas.
  • 5:46 Pour lancer le débat, nous nous accueillons un trio de premier ordre.
  • 5:50 la secrétaire au Trésor américain, Janet Yellen,
  • 5:54 la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva,
  • 5:56 et pour mener la conversation, le président du Groupe de la Banque mondiale,
  • 5:58 David Malpass.
  • 6:00 Ils discuteront de ce que recrouvre
  • 6:02 une reprise verte, résiliente et inclusive.
  • 6:06 David, à vous.
  • 6:07 - Merci beaucoup, Larry.
  • 6:09 [WASHINGTON, ÉTATS-UNIS] C'est un plaisir d'être ici avec la directrice
  • 6:14 générale du FMI,
  • 6:15 Kristalina Georgieva
  • 6:17 et avec la secrétaire au Trésor américain Janet Yellen
  • 6:20 pour discuter de la reprise économique
  • 6:22 pour ouvrir nos réunions de printemps.
  • 6:24 [DAVID MALPASS ; PRÉSIDENT, GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE]
  • 6:25 Le monde est confronté à des défis majeurs
  • 6:27 dont la COVID, le changement climatique,
  • 6:29 l'augmentation de la pauvreté et des inégalités,
  • 6:32 et la fragilité et la violence croissantes
  • 6:35 dans de nombreux pays.
  • 6:36 L'inégalité est particulièrement apparente
  • 6:37 au niveau des effets directs de la COVID
  • 6:40 qui frappe surtout les travailleurs informels
  • 6:43 et les personnes vulnérables.
  • 6:45 L'inégalité est bien plus grande que cela, puisqu'elle concerne les vaccinations,
  • 6:50 la concentration des richesses,
  • 6:52 l'impact inégal des mesures de relance budgétaire
  • 6:56 et des achats d'actifs,
  • 6:58 ainsi que le déséquilibre des relations entre débiteurs et créanciers
  • 7:01 notamment pour les habitants des pays les plus pauvres.
  • 7:04 Le Groupe de la Banque mondiale se mobilise au maximum
  • 7:07 pour faire face à ces défis.
  • 7:08 En réponse à la COVID-19, nous avons pris des mesures rapides
  • 7:13 et de grande ampleur,
  • 7:14 et avons rapidement mis en place plus de 100 opérations actives
  • 7:17 de soutien aux pays en développement.
  • 7:19 Les engagements ont augmenté de 65 % en 2020 par rapport à 2019
  • 7:24 En ce qui concerne les vaccins, nous travaillons
  • 7:25 en étroite collaboration avec GAVI, l'OMS et l'UNICEF
  • 7:28 et nous avons réalisé plus de 100 évaluations des capacités.
  • 7:33 nombre d'entre elles avant même que les vaccins ne soient disponibles.
  • 7:36 Notre conseil d'administration approuve actuellement plusieurs opérations
  • 7:40 de financement de vaccins dans différents pays chaque semaine.
  • 7:44 Dix opérations ont déjà été approuvées, dix autres sont prévues en avril
  • 7:50 et une trentaine d'autres sont attendues en mai et juin,
  • 7:51 pour un total d'environ quatre milliards de dollars dans 50 pays.
  • 7:55 Les pays doivent relever des défis majeurs pour assurer les
  • 8:00 livraisons
  • 8:01 de COVAX et des fabricants
  • 8:02 et nous nous efforçons de soutenir leurs efforts.
  • 8:04 De nombreux pays en développement doivent faire face à la pandémie
  • 8:08 avec des niveaux d'endettement insoutenables.
  • 8:10 Nous avons travaillé à la mise en place d'une initiative de
  • 8:12 suspension du service de la dette
  • 8:14 et à une plus grande transparence dans les contrats de dette.
  • 8:18 Ces deux mesures sont utiles.
  • 8:19 Nous avons considérablement augmenté nos dons et nos
  • 8:24 prêts aux pays de l'ISSD.
  • 8:26 Notre objectif est de maximiser les ressources disponibles
  • 8:30 pour les populations.
  • 8:31 Et nous travaillons en étroite collaboration avec le FMI
  • 8:34 pour soutenir la mise en œuvre du Cadre commun par le G20.
  • 8:41 Nous avançons ensemble sur le dossier du Tchad et
  • 8:46 la Banque mondiale espère
  • 8:47 pouvoir injecter des ressources
  • 8:49 substantielles qui seront rapidement déployées.
  • 8:51 Le Tchad supporte un lourd fardeau de dettes garanties
  • 8:54 aurpès d'un très petit nombre de créanciers, ce qui présente
  • 8:57 des défis spécifiques.
  • 8:58 Et enfin, nous mettons la dernière main à nouveau plan d'action sur le
  • 9:01 changement climatique
  • 9:02 qui prévoit une forte augmentation du financement,
  • 9:06 faisant fond sur le niveau record de nos financements en faveur du climat
  • 9:12 ces deux dernières années.
  • 9:13 Il comprend un nouveau soutien analytique aux pays
  • 9:16 dans le cadre de programmes intégrés sur le climat et le
  • 9:18 développement.
  • 9:19 Nous souhaitons avoir le plus d'impact possible en augmentant
  • 9:21 ce financement.
  • 9:22 Notre plan identifie les actions prioritaires
  • 9:25 en mettant l'accent sur l'adaptation et
  • 9:28 l'atténuation.
  • 9:29 Il insiste également sur une transition équitable vers l'abandon du charbon.
  • 9:33 Et nous travaillons à aligner nos flux financiers
  • 9:36 sur les objectifs de l'Accord de Paris.
  • 9:39 Pour conclure, j'ai relevé de grands défis.
  • 9:42 Nous nous efforçons de rassembler tous les acteurs pour réaliser ce que
  • 9:47 nous appelons le GRID,
  • 9:49 un développement vert, résilient et inclusif.
  • 9:52 Nous parlerons de la dette demain,
  • 9:55 des transitions climatiques jeudi, et des vaccins vendredi.
  • 9:58 Permettez-moi de me tourner vers la Secrétaire au Trésor Yellen.
  • 10:03 Je me réjouis de votre présence.
  • 10:04 Je vous remercie.
  • 10:06 Docteur Yellen, cela fait un an que nous ne sommes pas intervenus
  • 10:12 ensemble lors d'une conférence.
  • 10:13 Le monde a connu une année très difficile
  • 10:15 et les États-Unis, sous votre direction, ont eu un impact
  • 10:21 important.
  • 10:22 Pouvez-vous nous dire ce que les États-Unis font pour
  • 10:26 aider le monde à se remettre économiquement de la crise ?
  • 10:29 - Merci beaucoup, David, c'est un plaisir d'être ici avec vous.
  • 10:32 [JANET YELLEN ; SECRÉTAIRE AU TRÉSOR DES ÉTATS-UNIS]
  • 10:33 Tout d'abord, au niveau national, nous nous concentrons sur
  • 10:35 la pandémie
  • 10:37 et essayons de promouvoir la vaccination, les tests, la
  • 10:42 recherche des cas contacts
  • 10:44 pour la maîtriser
  • 10:45 parce que nous savons que, tant pour les États-Unis
  • 10:48 que pour le reste du monde, c'est la pandémie qui
  • 10:54 déterminera l'évolution de l'économie.
  • 10:56 C'est donc d'abord et avant tout chez nous.
  • 11:01 Et je pense que c'est aussi important pour le monde entier.
  • 11:04 Nous essayons de soutenir les personnes les plus vulnérables
  • 11:11 qui sont souvent des personnes à faible revenu et des
  • 11:15 membres des minorités aux États-Unis.
  • 11:16 Et il en va de même partout dans le monde, je pense.
  • 11:20 Ceux qui travaillent dans le secteur des services et les
  • 11:25 minorités,
  • 11:26 les personnes vulnérables ont été les plus touchées
  • 11:30 sur le plan de la santé et
  • 11:33 sur le plan économique.
  • 11:36 Nous avons de nombreux programmes qui leur viennent en aide.
  • 11:41 Les programmes d'assurance-chômage,
  • 11:43 aide pour le paiement des loyers, aide aux sans-abri,
  • 11:51 le soutien aux familles dans lesquelles les femmes
  • 11:56 dont les femmes sont exclues du marché du travail
  • 11:57 parce que les enfants ne peuvent pas aller à l'école,
  • 12:02 essayer de rouvrir les écoles aussi rapidement que possible
  • 12:06 et soutenir l'État et les administrations locales.
  • 12:08 Nous avons décidé de faire le maximum,
  • 12:12 car nous pensons que nous courons le risque de souffrir de graves séquelles
  • 12:17 si nous laissons s'installer un chômage de longue durée.
  • 12:22 Et nous prévoyons une reprise assez rapide... pendant que
  • 12:24 nous gérons la pandémie,
  • 12:26 nous prévoyons une reprise rapide.
  • 12:27 J'espère que nous serons de retour au plein emploi l'année
  • 12:32 prochaine.
  • 12:33 Et une fois que nous y serons, nous adopterons un
  • 12:36 programme d'investissement à plus long terme.
  • 12:38 L'investissement dans les infrastructures, dans la recherche et le développement,
  • 12:42 dans les personnes.
  • 12:43 Mais globalement, je pense que ce que nous faisons au niveau
  • 12:48 national
  • 12:49 est utile à l'ensemble de la communauté mondiale.
  • 12:51 Une croissance plus forte aux États-Unis se répercutera
  • 12:55 positivement
  • 12:56 sur l'ensemble des perspectives mondiales.
  • 12:58 Nous ferons attention à tirer les leçons de la crise
  • 13:04 financière,
  • 13:05 à savoir qu'il ne faut pas interrompre les aides trop
  • 13:09 rapidement.
  • 13:10 Nous encourageons tous les pays développés
  • 13:11 qui en ont la capacité,
  • 13:13 grâce à la politique fiscale et à la politique monétaire,
  • 13:18 à poursuivre
  • 13:19 leur soutien à la reprise mondiale
  • 13:21 pour favoriser la croissance de l'ensemble de l'économie
  • 13:28 mondiale.
  • 13:29 - Merci, fabuleux.
  • 13:31 Madame la Directrice générale Georgieva,
  • 13:34 vous avez été les premiers à vous inquiéter
  • 13:36 des inégalités du système.
  • 13:41 Et je me demande si vous pouvez nous faire part de vos
  • 13:44 réflexions à ce sujet.
  • 13:45 et nous dire ce que le FMI peut faire pour atténuer ces inégalités ?
  • 13:48 [KRISTALINA GEORGIEVA ; DIRECTRICE GÉNÉRALE DU FMI]
  • 13:49 - Merci beaucoup de me recevoir ici à la Banque.
  • 13:51 C'est formidable de se retrouver avec Madame la Secrétaire Yellen et avec vous.
  • 13:54 Si je peux me permettre, David, je vous suis très reconnaissante
  • 13:58 que vous vous penchiez sur cette question de l'inégalité.
  • 14:01 Que voyons-nous aujourd'hui ?
  • 14:03 L'économie mondiale repose sur des bases plus solides.
  • 14:08 La reprise progresse,
  • 14:10 et en fait, les mesures prises par les États-Unis
  • 14:13 pour stimuler les perspectives de reprise aux États-Unis
  • 14:18 aident le monde entier.
  • 14:20 Nous révisons à la hausse nos projections pour l'année.
  • 14:24 Mais les résultats économiques à l'intérieur des pays
  • 14:31 et entre pays
  • 14:32 divergent dangereusement.
  • 14:33 Et c'est pourquoi dans ces réunions,
  • 14:37 Nous nous attachons à donner à chacun un accès équitable aux vaccins
  • 14:48 un accès équitable aux vaccins
  • 14:50 afin que nous puissions mettre un terme durable à la
  • 14:54 pandémie,
  • 14:55 pour soutenir une reprise durable.
  • 14:56 mais aussi la chance d’une vie meilleure.
  • 15:01 pour les personnes vulnérables et pour les pays vulnérables.
  • 15:05 Et il est extrêmement important, pour les raisons que vous avez
  • 15:10 tous deux exposées, de mettre l'accent sur cette question
  • 15:14 car si nous ne le faisons pas, nous risquons de voir
  • 15:20 les inégalités se creuser
  • 15:24 et de freiner les sociétés et la croissance.
  • 15:27 Qu'est-ce que cela signifie pour nous au FMI ?
  • 15:29 Tout d'abord, nous avons considérablement renforcé
  • 15:32 les mesures d'aides financières cruciales aux pays
  • 15:39 vulnérables,
  • 15:40 aux marchés émergents présentant des aspects fondamentaux fragiles,
  • 15:43 aux pays à faible revenu.
  • 15:45 Nous nous joignons à la Banque mondiale,
  • 15:50 pour veiller à ce
  • 15:51 que les personnes disposant d'une marge de manœuvre budgétaire limitée,
  • 15:54 et n'ayant pas accès aux marchés,
  • 15:56 ne soient pas exclues de la reprise.
  • 15:58 - Docteur Yellen, Madame la Secrétaire,
  • 16:00 vous entretenez de nombreuses relations avec les économies avancées.
  • 16:06 Que pouvons-nous faire en travaillant ensemble pour
  • 16:11 parvenir à une reprise inclusive ?
  • 16:14 Il incombe aux pays développés de faire en sorte que
  • 16:23 des décennies de progrès dans la lutte contre la pauvreté des décennies de progrès dans
  • 16:33 la lutte contre la pauvreté ne soient pas effacées par la pandémie.
  • 16:34 et tenter de réduire les écarts de revenus entre les pays riches et les pays pauvres...
  • 16:37 pays riches et les pays pauvres...
  • 16:38 Nous devons veiller à ce que ces progrès ne soient pas
  • 16:40 anéantis par la pandémie.
  • 16:43 Nous devons fournir des ressources que vos
  • 16:47 organisations peuvent utiliser
  • 16:49 pour aider les pays en développement, les pays à faible
  • 16:53 revenu.
  • 16:54 J'espère que nous progresserons dans l'approbation d'une
  • 16:57 allocation de DTS
  • 16:59 qui, je pense, contribuerait de manière très importante
  • 17:05 à répondre aux besoins de réserves au niveau mondial, en
  • 17:08 particulier dans les pays à faible revenu.
  • 17:10 Vous avez mentionné la gestion de la dette.
  • 17:14 Je pense que cette initiative de financement concessionnel
  • 17:21 pour les pays les plus pauvres est extrêmement importante.
  • 17:22 - Je voudrais aborder un peu, si vous le permettez,
  • 17:24 la question du changement climatique.
  • 17:26 Ces questions sont très importantes pour le monde entier.
  • 17:28 Et donc chacun d'entre nous, à sa manière, participe.
  • 17:36 J'ai étudier notre plan d'action sur le changement
  • 17:42 climatique que nous venons de publier.
  • 17:44 Mais je me demande, le cas du FMI, comment envisagez-vous les
  • 17:45 questions de changement climatique
  • 17:46 à la lumière des défis macroéconomiques sur lesquels
  • 17:48 vous travaillez
  • 17:49 et de quelle manière le FMI peut-il apporter son aide dans ce domaine ?
  • 17:50 - Les risques climatiques constituent une menace croissante
  • 17:55 pour la stabilité macroéconomique et financière.
  • 17:58 De même, l'action climatique
  • 18:03 ouvre des perspectives de croissance verte
  • 18:05 et d'emplois verts.
  • 18:06 C'est essentiel pour ce que nous faisons au FMI pour
  • 18:12 soutenir la croissance et l'emploi.
  • 18:13 Nous avons décidé, étant donné notre retard
  • 18:20 dans ce débat,
  • 18:22 de miser sur notre avantage comparatif.
  • 18:26 Qu'est-ce qui nous place dans une position unique
  • 18:29 pour aider le monde à accélérer la transition vers la
  • 18:32 nouvelle économie climatique ?
  • 18:33 Ce sont les données et la recherche macroéconomiques,
  • 18:38 les politiques fiscales et monétaires,
  • 18:41 la prévention des crises, la réponse aux crises.
  • 18:44 Ainsi, ce que nous faisons au FMI,
  • 18:46 en étroite collaboration avec la Banque mondiale et d'autres
  • 18:48 organisations,
  • 18:49 pour renforcer notre travail dans quatre domaines.
  • 18:52 C'est au cœur de ce que nous faisons.
  • 18:57 Tout d'abord, des conseils politiques.
  • 18:59 Nous nous engageons avec tous les pays dans le cadre de ce que l'on
  • 19:02 appelle les consultations au titre de l'article 4.
  • 19:05 Et lorsque nous le faisons, nous examinons la nécessité de mettre en
  • 19:11 place
  • 19:12 des politiques d'atténuation et d'adaptation.
  • 19:13 Naturellement, nous mettons davantage l'accent sur
  • 19:19 l'atténuation dans les pays qui sont de grands émetteurs.
  • 19:20 Nous mettons davantage l'accent sur l'adaptation dans les
  • 19:22 pays les plus vulnérables.
  • 19:24 Deuxièmement, nous nous intéressons aux risques de
  • 19:29 stabilité financière liés au climat
  • 19:31 et nous avons un rôle important à jouer.
  • 19:33 La production de rapports normalisés sur ces risques,
  • 19:36 des tests de résistance,
  • 19:37 et l'examen du rôle des autorités de surveillance.
  • 19:40 Nous disposons d'un instrument en collaboration avec la Banque mondiale,
  • 19:44 les évaluations du secteur financier.
  • 19:46 Nous intégrons les risques liés au climat dans ces
  • 19:49 évaluations.
  • 19:50 Troisièmement, les données.
  • 19:53 Les données sont la meilleure source d'information
  • 20:01 des ministres des Finances.
  • 20:03 Nous cherchons à intégrer les données sur l'intensité en carbone
  • 20:08 et les autres données climatiques
  • 20:09 dans les données macroéconomiques trimestrielles,
  • 20:12 en collaboration avec d'autres organisations.
  • 20:13 Nous allons mettre en place un tableau de bord
  • 20:14 qui aidera les décideurs politiques à voir, en un même
  • 20:17 endroit,
  • 20:18 les chiffres de la croissance, de l'emploi et de l'intensité
  • 20:20 en carbone.
  • 20:21 Dernier point, David, mais non le moindre,
  • 20:24 le renforcement des capacités.
  • 20:26 Les pays doivent accélérer leur capacité
  • 20:29 à intégrer les politiques climatiques dans leurs politiques
  • 20:32 macroéconomiques.
  • 20:33 Et nous sommes là pour eux.
  • 20:35 - Janet, le président Biden a parlé d'une approche globale de
  • 20:39 de l'économie.
  • 20:40 Et vous avez remarqué que les pays pauvres
  • 20:42 ne sont souvent pas ceux qui émettent les gaz à effet de
  • 20:46 serre.
  • 20:47 Comment le monde peut-il mieux se pencher sur ce problème et
  • 20:49 le résoudre ?
  • 20:50 - Il est évident que le changement climatique est un
  • 20:53 problème mondial
  • 20:54 et que nous ne serons pas en mesure
  • 20:57 de lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre
  • 21:02 si des pays comme les États-Unis n'agissent pas
  • 21:08 au niveau national
  • 21:09 ne favorisent pas le transfert de ressources et le
  • 21:15 financement
  • 21:16 nécessaires pour que les pays en développement
  • 21:20 soient en mesure d'y parvenir.
  • 21:25 Le président Biden accorde une grande importance
  • 21:28 à l'agent climatique américain.
  • 21:29 Il va proposer un ensemble d'investissements
  • 21:33 dans les infrastructures et dans la lutte contre le
  • 21:34 changement climatique pour
  • 21:36 s'assurer
  • 21:38 que nous contribuons, au niveau national,
  • 21:42 à la réalisation des objectifs de Paris.
  • 21:45 Et nous comptons sur vous et sur votre collaboration
  • 21:48 pour faire en sorte
  • 21:50 que les ressources nécessaires au développement et au financement
  • 21:56 écologiques soient transférées aux pays en
  • 22:01 développement
  • 22:02 qui en ont vraiment besoin.
  • 22:04 Je pense que vos deux organisations ont des rôles très
  • 22:08 importants à jouer.
  • 22:09 Peut-être des rôles distincts à jouer, comme le mentionnait
  • 22:14 Kristalina.
  • 22:16 Mais, nous devons nous assurer que nous aidons les pays en
  • 22:20 développement
  • 22:21 à atteindre leurs objectifs climatiques en même temps que
  • 22:24 leurs objectifs de développement.
  • 22:25 Et la mise à disposition de financements verts est essentielle à
  • 22:30 cet égard.
  • 22:31 - Nous arrivons à la fin de notre conversation.
  • 22:34 Y a-t-il d'autres sujets que vous souhaitez aborder ?
  • 22:38 Je me tourne vers Kristalina.
  • 22:40 - Eh bien, la nécessité de travailler ensemble.
  • 22:45 Les Réunions de printemps
  • 22:47 sont l'occasion pour le monde entier de se pencher sur ce que nous pouvons
  • 22:53 réaliser plus rapidement
  • 22:54 et plus efficacement en travaillant ensemble.
  • 22:56 Et je veux dire deux choses.
  • 22:58 Un, nous ne donnons pas assez de crédit
  • 23:09 à la collaboration qui a déjà eu lieu.
  • 23:11 Dans cette crise, les banques centrales et les autorités
  • 23:13 financières
  • 23:14 sont intervenues rapidement et de manière coordonnée.
  • 23:18 Nous venons de calculer avec le FMI,
  • 23:21 que si cela ne s'était pas produit à cette échelle et avec
  • 23:27 ce degré de coordination,
  • 23:28 la récession aurait été trois fois plus profonde.
  • 23:31 En d'autres termes, nous nous serions éternisés dans une
  • 23:35 dépression.
  • 23:36 Et cette capacité à rassembler tout le monde ne peut être
  • 23:41 surestimée.
  • 23:42 Et je voudrais ensuite applaudir au moins une fois nos
  • 23:50 scientifiques qui ont développé des vaccins en un temps record.
  • 23:55 Nous leur devons de faire en sorte
  • 24:00 que tout le monde ait accès aux vaccins.
  • 24:02 Aucune politique économique n'est plus importante aujourd'hui
  • 24:10 que cette démarche.
  • 24:11 Utilisons donc notre réunion pour jeter
  • 24:16 les fondations d'une coopération internationale vigoureuse
  • 24:24 pour réaliser ce que vous avez commencé David
  • 24:26 un avenir vert, intelligent et inclusif pour nous tous.
  • 24:30 - Oui, c'est important.
  • 24:32 Tant du point de vue de la coopération que de la
  • 24:36 technologie.
  • 24:37 Pour conclure, Janet...
  • 24:39 - Je dirais simplement que je pense que la résilience
  • 24:42 est importante.
  • 24:43 Et pour moi, l'une des leçons de la crise
  • 24:46 est que le monde entier a dû apprendre
  • 24:54 que nous devons mieux nous préparer aux crises
  • 24:56 que nous ne l'avons fait pour celle-ci.
  • 25:01 Cette crise sanitaire ne sera probablement pas la dernière.
  • 25:05 J'espère que nous apprendrons que nous devons travailler
  • 25:07 ensemble
  • 25:08 pour être mieux préparés aux crises futures.
  • 25:12 Nous avons vu...
  • 25:14 certainement vu, aux États-Unis, que notre dispositif de protection sociale
  • 25:21 ne protégeait pas comme il le faudrait
  • 25:25 les citoyens les plus vulnérables.
  • 25:27 Nous avons dû le consolider par une série d'actions ad hoc.
  • 25:31 Et je pense qu'il faut s'assurer que ces filets de sécurité
  • 25:34 sont efficaces ici et partout ailleurs en cas de crises futures.
  • 25:40 Les chaînes d'approvisionnement mondiales.
  • 25:43 Nous avons constaté des faiblesses et des problèmes dans les
  • 25:47 chaînes d'approvisionnement mondiales.
  • 25:48 Je pense, en réfléchissant à...
  • 25:51 Nous avions des chaînes d'approvisionnement très efficaces,
  • 25:54 mais pas très résilientes.
  • 25:56 Et je pense que c'est un domaine que nous devrions essayer
  • 26:00 de consolider.
  • 26:02 Et enfin, je dirais que nous avons fait beaucoup après la
  • 26:05 crise financière de 2008-2009
  • 26:08 pour renforcer la résilience de notre système bancaire
  • 26:12 central.
  • 26:13 Et nous devrions nous féliciter de ne pas avoir eu
  • 26:19 de crise bancaire.
  • 26:20 Nos systèmes bancaires ont été en mesure de soutenir la
  • 26:23 croissance et le crédit.
  • 26:26 Mais certains domaines en dehors du système bancaire central
  • 26:30 de l'intermédiation financière non bancaire
  • 26:33 ont connu des tensions considérables.
  • 26:36 Je pense que nous avons encore du travail à faire pour avoir
  • 26:39 un système financier plus résilient.
  • 26:41 Et dans tous ces domaines, encore une fois, à l'échelle
  • 26:43 mondiale, nous devons travailler ensemble
  • 26:44 pour coopérer, à l'instar de la lutte contre le
  • 26:47 changement climatique, afin de
  • 26:49 progresser.
  • 26:50 - C'est une excellente conclusion, alors restons en là
  • 26:53 sur la résilience et la préparation nécessaire pour être plus fort
  • 26:58 lors de la reprise
  • 26:59 et de la prochaine expansion mondiale.
  • 27:02 Croisons les doigts.
  • 27:04 Il y a du travail à faire, mais c'est une excellente
  • 27:07 conclusion, merci.
  • 27:08 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 27:12 ET DU FMI.
  • 27:13 - Merci, David.
  • 27:14 Et cette conversation ne s'arrête pas là.
  • 27:16 Vous pouvez suivre l'intégralité de la discussion
  • 27:18 [live.banquemondiale.org/ECONRECOVERY] en utilisant le lien sur votre écran.
  • 27:21 Avez-vous des questions sur les points abordés
  • 27:23 pendant cette discussion ?
  • 27:24 Veuillez les partager sur notre chat en direct à l'adresse
  • 27:27 live.banquemondiale.org,
  • 27:28 où vous aurez aussi la possibilité de voter pour votre
  • 27:32 question préférée.
  • 27:33 Nous soumettrons aussi certaines d'entre elles directement
  • 27:36 à deux des meilleurs experts du Groupe de la Banque mondiale à la fin de
  • 27:38 cet événement.
  • 27:39 Le ralentissement économique provoqué par la pandémie
  • 27:42 a eu un impact particulièrement dévastateur sur les jeunes
  • 27:46 du monde entier.
  • 27:47 Lorsqu'ils regardent vers l'avenir, qu'est-ce qui leur donne
  • 27:50 de l'espoir ?
  • 27:51 [ABEER ABUGAITH; AMBASSADRICE ONE YOUNG WORLD] - La COVID-19 a affecté la Palestine de différentes
  • 27:54 manières,
  • 27:55 notamment parce que nous vivons dans une zone de conflit.
  • 27:57 Cela a eu un impact sur notre éducation, notre système de
  • 28:00 santé,
  • 28:01 et aussi notre économie d'une manière mauvaise et difficile.
  • 28:04 [NHIAL DENG; AMBASSADEUR ONE YOUNG WORLD] - Le pincipal auquel ma communauté a été
  • 28:10 confrontée
  • 28:11 pendant la COVID-19
  • 28:12 était la peur et l'anxiété,
  • 28:13 causées par l'accès limité
  • 28:14 à des informations précises et fiables sur la pandémie du COVID-19.
  • 28:15 [DIMPHO LEKGEU, AFRIQUE DU SUD] - La pandémie a eu un impact
  • 28:17 sur le bien-être psychologique
  • 28:19 de tous les groupes démographiques, mais surtout des jeunes.
  • 28:21 [EXUACEE WONGA, R.D. CONGO] - Il y avait déjà des jeunes,
  • 28:24 surtout dans les villages,
  • 28:25 qui n'avaient pas accès à l'éducation.
  • 28:27 Dont la majorité étaient des jeunes filles,
  • 28:30 et aujourd'hui, l'écart ne fait que s'aggraver.
  • 28:33 [EMILIO REYES GALINDO, MEXIQUE] - Je pense que nous, les jeunes, avons un
  • 28:36 rôle prioritaire à
  • 28:38 jouer dans la construction d'une reprise verte, résiliente,
  • 28:41 inclusive et équitable.
  • 28:42 [TATENDA MAGETSI, ZIMBABWE] - Nous devons considérer les jeunes,
  • 28:46 non seulement comme des bénéficiaires des programmes
  • 28:48 gouvernementaux, mais comme des partenaires.
  • 28:51 Des gens avec qui nous pouvons collaborer,
  • 28:52 forger une synergie complémentaire en tant que leaders,
  • 28:54 des personnes sur lesquelles nous pouvons compter pour prendre des décisions,
  • 28:56 pour s'asseoir à la table des négociations.
  • 28:58 - Nous pouvons apporter des changements systémiques grâce à
  • 29:01 des idées novatrices
  • 29:03 axées sur le développement durable.
  • 29:05 [NATALIE SONIA MUKUNDANE, OUGANDA] - Nous avons besoin d'innovations autour des
  • 29:06 systèmes
  • 29:07 de la chaîne de valeur alimentaire
  • 29:08 qui peuvent améliorer notre immunité.
  • 29:10 - Mon espoir pour l'avenir
  • 29:11 est que nous allons placer les groupes marginalisés
  • 29:15 au centre du processus de reprise.
  • 29:17 - Pour créer, par exemple, des emplois verts, des villes
  • 29:20 durables,
  • 29:21 une transition énergétique équitable, des économies
  • 29:24 résilientes sans laisser personne derrière.
  • 29:27 - J'espère que les jeunes du monde entier pourront se
  • 29:30 réunir.
  • 29:31 - Car c'est leur heure, leur tour, leur avenir.
  • 29:33 - Si nous collaborons ensemble et apprenons les uns des
  • 29:37 autres.
  • 29:38 - Nous pouvons non seulement vaincre cette pandémie,
  • 29:39 mais aussi nous préparer à d'autres pandémies futures.
  • 29:42 - Nous avons entre nos mains l'opportunité de construire un
  • 29:46 avenir meilleur pour tous.
  • 29:47 - Et de trouver une lueur d'espoir derrière ce nuage qu'a
  • 29:54 été la pandémie.
  • 29:55 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 29:58 ET DU FMI.
  • 29:59 - Wow, c'était vraiment une source d'inspiration.
  • 30:01 Il est temps de vous parler d'une autre opportunité de vous
  • 30:05 impliquer.
  • 30:06 Voici la question de notre sondage.
  • 30:07 Préparez-vous.
  • 30:08 La voici.
  • 30:09 Quel est selon vous l'axe prioritaire pour assurer une reprise
  • 30:12 économique sans exclus ?
  • 30:13 C'est A, Apporter des conseils sur l'action à mener,
  • 30:17 ou B, Fournir une aide financière,
  • 30:19 C, Protéger les populations pauvres et vulnérables,
  • 30:22 ou votre dernière option, D, Aider les pays à acheter des
  • 30:26 vaccins.
  • 30:27 Rendez-vous sur live.banquemondiale.org pour voter.
  • 30:29 [TBILISI, GEORGIA] - Gamarjoba.
  • 30:31 Je m'appelle Tamar Kobakhidze à Tbilissi, en Géorgie
  • 30:36 et vous regardez les Réunions de printemps du
  • 30:39 Groupe de la Banque mondiale et du FMI.
  • 30:41 - Nous allons aborder maintenant le sujet de la durabilité et
  • 30:44 d'une reprise verte.
  • 30:46 Avant de connaître une crise de la COVID, nous devions faire face à une crise
  • 30:49 climatique et elle n'a pas disparu.
  • 30:51 Comment pouvons-nous profiter du processus de reconstruction
  • 30:55 pour faire en sorte
  • 30:56 de ne pas revenir en arrière,
  • 30:58 mais de nous efforcer de construire un avenir plus
  • 31:00 vert et plus durable.
  • 31:01 [WASHINGTON, ÉTATS-UNIS; JAKARTA, INDONÉSIE; RABAT, MAROC]
  • 31:02 Pour débattre de ces questions cruciales, nous accueillons
  • 31:04 Swietenia Puspa Lestari, une militante écologiste
  • 31:06 indonésienne,
  • 31:07 et Karim El Aynaoui,
  • 31:09 président du Policy Center for the New South au Maroc.
  • 31:13 Mlle Lestari, permettez-moi de commencer par vous.
  • 31:15 Vous avez pu constater de visu les effets de la dégradation de
  • 31:19 l'environnement
  • 31:20 dans votre pays, l'Indonésie.
  • 31:21 Parlez-nous de ce que vous avez appris dans le cadre de votre travail
  • 31:23 auprès du groupe que vous avez cofondé, Divers Clean Action.
  • 31:25 - Merci, Larry.
  • 31:26 Je travaille pour Divers Clean Action depuis cinq ans,
  • 31:29 nous menons de nombreuses actions de sensibilisation. au niveau local,
  • 31:31 [SWIETENIA PUSPA LESTARI; COFONDATRICE, DIVERS CLEAN ACTION]
  • 31:33 mais aussi au plus haut niveau.
  • 31:34 Et nous nous sommes rendu compte, grâce à nos différentes activités
  • 31:37 telles que la science citoyenne et puis aussi l'atelier de
  • 31:40 campagne,
  • 31:41 des collaborations avec le secteur privé
  • 31:42 et aussi le développement communautaire sur la zone côtière non exploitée.
  • 31:49 Nous avons réalisé que les gens veulent vraiment changer.
  • 31:52 Les gens veulent soutenir ce mouvement de reprise
  • 31:55 verte.
  • 31:56 Les gens veulent défendre le mouvement de
  • 31:59 reprise verte.
  • 32:00 Mais de nos jours, surtout avec la pandémie,
  • 32:04 les gens sont souvent contraints de faire un choix
  • 32:06 entre l'économie et l'environnement.
  • 32:07 Par exemple,
  • 32:11 beaucoup de mes amis ont perdu leur emploi
  • 32:13 à cause de la pandémie.
  • 32:15 Ils ne peuvent donc plus continuer
  • 32:17 à déployer des efforts pour le reprise écologique
  • 32:20 et doivent se préoccuper davantage de leur sécurité
  • 32:23 alimentaire, etc.
  • 32:25 D'autre part, les perspectives d'emplois verts
  • 32:28 ne sont pas encore tout à fait au rendez-vous.
  • 32:31 pour tout le monde, partout, elles restent limitées.
  • 32:35 Et l'autre exemple ce sont les politiques qui ne sont pas nécessairement adaptées
  • 32:41 au jargon de reprise verte des petites entreprises.
  • 32:45 C'est peut-être le cas des plus grandes entreprises
  • 32:48 du secteur privé.
  • 32:49 Elles se sont fermement engagées à éliminer les plastiques
  • 32:52 à usage unique, par exemple.
  • 32:53 Le pire vous savez, la résilience climatique,
  • 32:57 mais lorsque l'on parle de petites entreprises,
  • 32:59 elles doivent maintenant dépenser plus,
  • 33:03 elles doivent investir davantage pour obtenir des solutions
  • 33:08 alternatives, des emballages alternatifs
  • 33:11 et elles ne reçoivent ni récompense ni incitation
  • 33:13 du gouvernement.
  • 33:14 Donc, une fois encore, elles doivent choisir entre
  • 33:17 l'environnement et l'économie.
  • 33:18 Je pense donc qu'il est essentiel d'investir davantage
  • 33:22 et de veiller à ce que l'écosystème soutienne les personnes.
  • 33:26 Les gens normaux, les gens comme moi,
  • 33:28 les jeunes ne doivent pas avoir à choisir entre
  • 33:32 l'environnement et l'économie.
  • 33:34 - C'est vrai.
  • 33:35 Docteur El Aynaoui, depuis 2010, le Maroc poursuit cette stratégie
  • 33:40 ambitieuse
  • 33:41 pour réduire sa dépendance énergétique et promouvoir les
  • 33:43 énergies renouvelables.
  • 33:44 Comment cette stratégie s'inscrit-elle dans son nouveau
  • 33:47 modèle de développement plus durable ?
  • 33:48 - Merci de me recevoir.
  • 33:49 [KARIM EL AYNAOUI; PRÉSIDENT, POLICY CENTER FOR THE NEW SOUTH]
  • 33:52 C'est au cœur de la stratégie de l'objectif à long terme du
  • 33:55 Maroc.
  • 33:56 Je pense qu'en général, le monde n'a pas été très sérieux
  • 34:00 à propos du climat en général et de la transition.
  • 34:02 C'est en train de changer.
  • 34:04 Je pense que d'une certaine manière, la crise liée à la COVID,
  • 34:08 a servi réveil pour beaucoup.
  • 34:11 Je pense qu'il y a aussi un décalage entre les décideurs
  • 34:17 politiques et les populations
  • 34:18 qui demandent un monde plus durable en général.
  • 34:22 Le Maroc a pris cette question très au sérieux et a
  • 34:26 fortement investi
  • 34:27 et a mis en place un cadre incitatif approprié pour que les
  • 34:32 investissements aient lieu,
  • 34:35 en particulier dans l'énergie solaire et éolienne.
  • 34:38 Il faut savoir que le pays est très adapté,
  • 34:42 je veux dire, notre région du monde est l'une des meilleures
  • 34:48 en ce qui concerne le vent et de l'intensité de la lumière
  • 34:52 pour générer une énergie durable à partir de ces sources.
  • 34:57 Je pense donc que vous devez agir, vous devez être sérieux.
  • 35:01 Vous devez ajuster votre cadre incitatif
  • 35:04 pour que cela fonctionne.
  • 35:05 Et vous devez bien sûr le prendre au sérieux.
  • 35:09 Et je pense que c'est ce que le Maroc a fait.
  • 35:12 Donc avec la crise, c'est encore plus au centre de la
  • 35:17 stratégie,
  • 35:18 et je pense que ça va se développer.
  • 35:21 Et de nouveaux plans prévoient de développer de manière très importante
  • 35:27 les centrales solaires et les centrales éoliennes.
  • 35:29 Vous avez besoin de terrains pour le faire.
  • 35:32 Et le Maroc, une fois encore, possède de grandes étendues de terre
  • 35:35 et une bonne exposition au vent et au soleil.
  • 35:38 Et la proximité d'un grand marché, qui est l'Europe,
  • 35:41 donc à un moment donné, il faudra que nous participions
  • 35:43 au pacte vert, du pacte vert européen
  • 35:46 et voir comment nous pouvons établir des liens
  • 35:48 entre toutes ces ressources.
  • 35:50 - Très bien, revenons à Mlle Lestari.
  • 35:52 Vous parliez du travail que vous faites avec
  • 35:55 Divers Clean Action,
  • 35:57 mais vous l'avez fondé alors que vous étiez encore adolescente.
  • 36:00 Quel rôle pensez-vous que les jeunes doivent jouer
  • 36:02 pour assurer un avenir durable ?
  • 36:05 - Je pense que pour répondre à cette question, nous devons envisager
  • 36:08 la situation sous deux angles.
  • 36:09 La première celui de la jeunesse elle-même.
  • 36:11 Nous devons donner à davantage de jeunes les moyens d'être
  • 36:13 plus proactifs
  • 36:14 dans les gouvernements locaux ou dans le cadre d'initiatives locales,
  • 36:19 et les jeunes doivent aussi mesurer les retombées de leurs
  • 36:22 actions.
  • 36:23 Et nous devons nous exprimer davantage
  • 36:24 dans le cadre de collaborations
  • 36:25 car nous ne pouvons pas travailler seuls.
  • 36:27 Et nous pensons que nous pouvons avoir un plus grand impact
  • 36:31 si plus de jeunes font cela.
  • 36:32 Il nous faut ensuite considérer la question sous l'angle de l'écosystème.
  • 36:34 Je pense que l'écosystème n'est pas encore tout à fait en place
  • 36:40 pour permettre aux jeunes de faire évoluer les choses
  • 36:43 sur le plan de la durabilité et aussi de reprise verte.
  • 36:47 Par exemple, nous devons faire abstraction de la différence d'âge
  • 36:51 et de celle liée à l'ego institutionnel,
  • 36:54 parce que nous comprenons, je comprends,
  • 36:57 que l'ancienne génération exerce une plus grande influence
  • 37:01 dans la mesure où elle occupe des postes de décideurs politiques
  • 37:06 et bénéficie du financement des grandes entreprises.
  • 37:09 mais les jeunes sont porteurs d'idées novatrices,
  • 37:10 et disposent également de l'énergie optimale et du temps nécessaire
  • 37:12 pour mobiliser réellement le mouvement
  • 37:14 en faveur de cette reprise verte.
  • 37:15 Mais nous ne pouvons pas le faire seuls.
  • 37:16 Nous avons besoin que la génération plus âgée nous écoute et
  • 37:20 nous donne la possibilité de participer.
  • 37:22 Et si cela arrive, c'est en fait, vous savez...
  • 37:25 nous pouvons faire bouger les choses, comme avec mon ONG.
  • 37:29 Je me souviens lorsque nous avons commencé il y a cinq ans,
  • 37:34 et j'étais encore étudiante,
  • 37:36 j'ai vraiment frappé aux portes du secteur privé
  • 37:38 et tous ne sont pas à l'écoute
  • 37:40 Mais si une entreprise écoute et que ça débouche sur une
  • 37:45 collaboration
  • 37:46 les retombées sont là.
  • 37:47 Nous travaillons aujourd'hui avec davantage
  • 37:49 d'entreprises
  • 37:50 pour réduire sensiblement la quantité de plastiques à usage unique,
  • 37:55 et pour travailler sur la résilience du changement climatique.
  • 37:56 Et maintenant, face à la pandémie,
  • 37:57 quand les décideurs politiques nous écoutent
  • 38:00 nous réussissons à faire... à encourager des centaines
  • 38:04 de travailleurs du secteur du tourisme
  • 38:07 et ils peuvent maintenant consacrer plus de temps
  • 38:10 à faire évoluer le secteur du tourisme vers un tourisme plus écologique.
  • 38:13 Et maintenant ils se penchent sur la question de la reprise
  • 38:16 verte.
  • 38:17 Donc je pense qu'il est vraiment important
  • 38:19 que l'ancienne génération nous écoute et nous soutienne.
  • 38:22 - Excellent.
  • 38:23 Docteur El Aynaoui, je vous pose la question soumise par l'un de
  • 38:25 nos téléspectateurs.
  • 38:26 Emanuel demande, « Comment les gouvernements peuvent-ils se
  • 38:30 permettre
  • 38:31 d'investir dans les politiques climatiques et
  • 38:33 environnementales
  • 38:34 alors qu'ils ont tant d'urgences à régler, surtout en ce
  • 38:35 moment ? »
  • 38:36 - Eh bien, bien sûr, c'est une question d'espace fiscal.
  • 38:39 Et c'est une question très empirique.
  • 38:41 Cela dépend des pays.
  • 38:43 Mais je pense que ce sont de bons investissements
  • 38:45 et ce ne devrait pas être un investissement spécifique.
  • 38:50 Ils devraient... nous devrions adopter une approche écologique simple.
  • 38:52 Nous devrions adopter une approche écologique pour tous les investissements,
  • 38:56 toutes les infrastructures que nous mettons en place.
  • 38:58 C'est une attitude.
  • 38:59 C'est une façon de voir les choses.
  • 39:00 Nous devons minimiser l'empreinte carbone
  • 39:04 de toutes les dépenses budgétaires.
  • 39:07 Aujourd'hui, nous demandons aux entreprises
  • 39:10 de mesurer leur empreinte carbone, leur impact carbone.
  • 39:18 Je pense que cela devrait être demandé aux gouvernements ou
  • 39:23 requis des dépenses publiques.
  • 39:25 Ainsi, chaque unité monétaire dépensée par un gouvernement
  • 39:26 devrait être mesurée en fonction de son empreinte carbone.
  • 39:29 Je pense aussi que la politique fiscale devrait être ajustée en conséquence
  • 39:32 afin que cela devienne une source de revenus.
  • 39:34 Nous devons taxer le carbone. Cela a été très difficile.
  • 39:38 Cela avance lentement, mais cela avance.
  • 39:41 Et certains pays sont en avance sur d'autres.
  • 39:43 C'est donc aussi une façon de générer des revenus.
  • 39:44 Mais en général, je pense que c'est une question
  • 39:47 qui devrait être abordée au niveau mondial.
  • 39:49 C'est un bien public pour l'humanité dans son ensemble,
  • 39:53 quand je pollue, je vous pollue aussi.
  • 39:55 Il s'agit donc un bien public.
  • 39:59 Le multilatéralisme est donc essentiel pour résoudre ce
  • 40:03 genre de questions
  • 40:04 et nous devons subventionner, il est tout à fait logique de
  • 40:08 subventionner,
  • 40:09 de recycler le capital excédentaire qui part vers des secteurs
  • 40:14 insensés
  • 40:15 je dirais, qui ne présentent pas beaucoup d'intérêt.
  • 40:16 Ils présentent un intérêt économique à court terme.
  • 40:20 Il s'agit donc d'une question complexe
  • 40:23 sur laquelle nous devons collaborer.
  • 40:24 Et comme vous le savez, la collaboration et la coopération
  • 40:29 humaine
  • 40:30 sont des choses de très difficile à obtenir.
  • 40:31 Les nations ne peuvent pas faire grand-chose par
  • 40:34 elles-mêmes.
  • 40:35 Cette question se pose également au niveau mondial
  • 40:37 et je pense que l'énergie de la jeunesse,
  • 40:39 dont il a été question, est fondamentale.
  • 40:42 - Bien, nous allons en rester là.
  • 40:43 Merci Docteur El Aynaoui et Mlle Lestari de vous être joints
  • 40:44 à nous aujourd'hui.
  • 40:45 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 40:49 ET DU FMI.
  • 40:50 [PHNOM PENH, CAMBODGE] - Bonjour, je m'appelle Pironkov
  • 40:53 à Phnom Penh, au Cambodge.
  • 40:55 Vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale
  • 41:00 et du FMI.
  • 41:01 - Je vous rappelle que vous pouvez utiliser #InclusiveFuture
  • 41:02 pour partager vos réflexions autour de cet événement à tout moment.
  • 41:05 Nous savons que la reprise ne dépend pas seulement des gouvernements.
  • 41:08 Le secteur privé a également un rôle essentiel à jouer.
  • 41:10 Écoutons maintenant quelques propriétaires de petites entreprises
  • 41:13 nous raconter de quelle manière la pandémie les a touchés
  • 41:17 et comment ils se sont adaptés.
  • 41:20 [ADRIANA FERNANDES ; FABRICANTE DE PRODUITS SURGELÉS]
  • 41:22 [SÃO PAULO, BRÉSIL]
  • 41:23 - Pendant la pandémie, nos grandes entreprises clientes,
  • 41:27 comme les hôtels, les compagnies aériennes et les écoles,
  • 41:29 ont réduit drastiquement leurs commandes,
  • 41:30 et les plus petits clients, comme les restaurants et les
  • 41:32 cafés, ont fermé leurs portes.
  • 41:34 Nous avons dû nous réinventer...
  • 41:36 Nous avons revu la formulation des produits pour réduire les
  • 41:39 coûts
  • 41:40 pour les rendre plus abordables et avons investi dans le
  • 41:43 commerce électronique,
  • 41:44 ce qui nous a permis de doubler nos revenus pendant la
  • 41:45 pandémie.
  • 41:46 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 41:49 ET DU FMI.
  • 41:50 [ERIC AKWABENG ; DRESS UP COLLEGE OF FASHION]
  • 41:52 [FABRICANT DE VÊTEMENTS ET ÉCOLE PROFESSIONNELLE, TAKORADI, GHANA]
  • 41:55 - La pandémie du COVID-19 a mis un terme à nos activités.
  • 41:57 Les ventes de nos vêtements ont baissé en raison de
  • 42:00 l'interdiction des rassemblements et des événements sociaux.
  • 42:04 De même, notre centre de formation a été fermé.
  • 42:08 Nous avons pu rapidement passer à la production de masques
  • 42:09 faciaux et d'autres équipements de protection individuelle.
  • 42:11 Le centre de formation a également pu passer en ligne.
  • 42:17 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 42:21 ET DU FMI.
  • 42:22 [RAVINDRA PRASAD HETTIGE; QUALITCOOL, PRESTATAIRE DE SERVICES DE CLIMATISATION]
  • 42:25 [JAYAWARDENEPURA KOTTE, SRI LANKA]
  • 42:26 - L'une des plus grandes difficultés a été d'obtenir
  • 42:28 les pièces de rechange dont j'avais besoin pendant la pandémie
  • 42:29 Face à ce problème,
  • 42:31 j'ai envisagé la possibilité de fabriquer ces pièces directement
  • 42:34 au Sri Lanka.
  • 42:35 Cette idée m'a donné envie de faire quelque chose pour
  • 42:38 constituer une main-d'œuvre
  • 42:40 disposant de la formation professionnelle et des capacités nécessaires.
  • 42:44 - Beaux témoignages d'innovation et de résilience
  • 42:45 de personnes qui ont consacré leur vie à la création de ces
  • 42:49 entreprises.
  • 42:50 Notre prochaine discussion porte sur la résilience
  • 42:52 et l'innovation des entreprises privées, grandes et petites.
  • 42:57 Nos invités sont :
  • 42:58 [CAIRE, ÉGYPTE; JOHANNESBURG, AFRIQUE DU SUD; JAIPUR, INDE]
  • 43:01 S.E. le Docteur Rania Al-Mashat,
  • 43:03 ministre de la Coopération internationale égyptienne,
  • 43:05 Sola David-Borha, Directrice générale Afrique, Standard Bank Group,
  • 43:08 et Ajaita Shah, fondatrice et PDG de Frontier Markets en
  • 43:12 Inde.
  • 43:13 Docteur Al-Mashat, permettez-moi de commencer par vous.
  • 43:17 Cette question a été publiée sur notre site Web.
  • 43:20 Comment les systèmes sanitaires et économiques doivent-ils
  • 43:22 évoluer pour s'adapter aux crises futures ?
  • 43:24 Et que nous a appris la pandémie actuelle de COVID-19 ?
  • 43:26 - Merci, la pandémie nous a appris beaucoup de choses.
  • 43:30 [S.E. DR. RANIA AL-MASHAT; MINISTRE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE, ÉGYPTE]
  • 43:34 Elle nous a appris que l'inclusion sociale,
  • 43:35 la santé et l'éducation sont des priorités.
  • 43:38 Il s'agit donc d'une réaffirmation de ce que tous les décideurs
  • 43:43 politiques
  • 43:44 et les citoyens voulaient voir se produire.
  • 43:45 Mais cela l'a effectivement mis au premier plan.
  • 43:48 Je crois qu'avec ce qui s'est passé en ce qui concerne la
  • 43:51 priorisation de la santé,
  • 43:53 il existe un intérêt pour les cadres réglementaires
  • 43:56 dont disposent les gouvernements.
  • 43:58 Les partenariats public-privé
  • 43:59 sont également davantage sollicités,
  • 44:01 ce qui est extrêmement important, car cette pandémie nous a
  • 44:04 aussi appris
  • 44:05 que personne ne peut agir seul.
  • 44:07 Toutes les parties prenantes doivent être impliquées,
  • 44:11 qu'il s'agisse des décideurs politiques, des gouvernements
  • 44:12 ou du secteur privé, de la société civile,
  • 44:15 c'était la seule façon d'aller de l'avant.
  • 44:19 Et si nous devons utiliser la formulation « Ne laisser
  • 44:21 personne de côté, »
  • 44:23 le seul moyen de ne laisser personne de côté est de
  • 44:26 collaborer collectivement
  • 44:27 au sein des pays et collectivement sur la scène
  • 44:32 multilatérale.
  • 44:33 - Très bien.
  • 44:34 Mme David-Borha, la perturbation du commerce mondial
  • 44:39 et son effet sur les prix des matières premières et
  • 44:42 l'exportation
  • 44:43 a frappé le continent africain de plein fouet.
  • 44:45 Comment les institutions financières peuvent-elles faciliter
  • 44:47 les investissements
  • 44:48 et les flux commerciaux entre les pays africains
  • 44:50 pour renforcer la résilience et accroître l'intégration
  • 44:53 régionale ?
  • 44:54 - Merci pour cette question.
  • 44:55 En effet, la pandémie a gravement perturbé les chaînes
  • 44:58 d'approvisionnement.
  • 44:59 [SOLA DAVID-BORHA; DIRECTRICE GÉNÉRALE AFRIQUE STANDARD BANK GROUP]
  • 45:00 Et cela a eu un impact sur le commerce et l'investissement.
  • 45:05 La Standard Bank s'est efforcée
  • 45:08 de fournir des solutions de financement innovantes
  • 45:11 qui pourraient avoir un impact sur les chaînes de valeur des
  • 45:15 secteurs clés.
  • 45:17 Par exemple, dans le secteur agricole,
  • 45:21 nous nous sommes associés à une FinTech en Ouganda
  • 45:27 pour créer une plateforme technologique B2B appelée
  • 45:30 One-Farm.
  • 45:31 Et ce que fait One-Farm,
  • 45:34 c'est de fournir toute une série de services aux agriculteurs
  • 45:39 ougandais.
  • 45:40 Ils peuvent accéder au financement, à l'assurance récolte,
  • 45:46 des services d'agronomie et des formations.
  • 45:50 Et cela a permis d'augmenter les rendements jusqu'à 38 %.
  • 45:57 Cela a permis aux agriculteurs de produire plus efficacement
  • 46:03 dans leur région.
  • 46:04 Et ceci est particulièrement important
  • 46:05 car, comme nous le savons, l'AfCFTA entre en vigueur cette année,
  • 46:12 et je crois que l'agriculture va être un moteur essentiel
  • 46:18 du commerce intra-africain.
  • 46:20 Par conséquent, notre capacité et celle d'autres organisations de
  • 46:26 services financiers
  • 46:28 à fournir des financements au secteur agricole, et à d'autres
  • 46:34 secteurs est très importante.
  • 46:37 Cela contribuera aussi à stimuler les investissements à
  • 46:42 valeur ajoutée dans ces secteurs.
  • 46:44 Merci.
  • 46:45 - Et l'AfCFTA que vous avez mentionné est la Zone de
  • 46:51 libre-échange continentale africaine.
  • 46:52 Passons maintenant à Mme Shah.
  • 46:54 Votre entreprise, Frontier Markets, a dû évoluer lorsque la
  • 46:58 pandémie a frappé
  • 46:59 passant de la fourniture de solutions d'énergie solaire à celle de
  • 47:01 produits d'épicerie et d'autres biens de consommation.
  • 47:03 Comment avez-vous pu opérer ce changement si rapidement ?
  • 47:06 - Merci.
  • 47:07 Au cours des cinq dernières années, nous avons travaillé en
  • 47:10 collaboration avec l'initiative de l'IFC « Éclairer l'Asie »
  • 47:13 afin d'élaborer un modèle qui consistait avant tout à
  • 47:15 investir
  • 47:16 [AJAITA SHAH; FONDATRICE & PDG, FRONTIER MARKETS] dans les femmes entrepreneurs
  • 47:17 des zones rurales,
  • 47:18 qui étaient essentielles pour nous permettre de recueillir
  • 47:22 des informations dans les villages où elles vivent.
  • 47:24 Ces deux dernières années, ces femmes se sont
  • 47:26 inscrites sur une plateforme numérique
  • 47:27 que nous avons créée, appelée Meri Saheli App,
  • 47:30 qui leur permet essentiellement de collecter des données
  • 47:32 et de communiquer avec nous par voie numérique.
  • 47:36 Lorsque la pandémie a frappé, il est devenu assez facile de
  • 47:39 tirer parti de cette plateforme
  • 47:41 et de recueillir des informations sur les difficultés posées par la
  • 47:43 pandémie
  • 47:44 et qui, comme nous venons de le voir, étaient liés à la chaîne d'approvisionnement.
  • 47:46 Et il s'agissait de services et de biens essentiels.
  • 47:49 Grâce à ces données, nous avons pu établir assez rapidement
  • 47:53 un partenariat avec les fournisseurs
  • 47:54 pour leur signaler qu'il était possible
  • 47:55 d'offrir à 450 000 clients ruraux un accès à des produits
  • 47:58 qu'ils ne pourraient pas se procurer autrement.
  • 48:01 Nous avons donc été en mesure de nous transformer assez rapidement
  • 48:03 parce que nous disposions de données qui corroboraient ce besoin.
  • 48:05 Nous avions un réseau de femmes entrepreneurs
  • 48:06 qui ont été en mesure d'offrir ce service efficacement.
  • 48:09 Nous avions une technologie qui nous permettait de suivre
  • 48:12 les gains d'efficacité,
  • 48:13 pour créer une situation gagnant-gagnant pour tout le monde.
  • 48:14 Les fournisseurs ont eu accès à de nouveaux marchés,
  • 48:15 les Sahelis, ces femmes entrepreneurs, ont dégagé de réels revenus,
  • 48:17 les clients ont eu accès à des services essentiels,
  • 48:21 et Frontier Markets a doublé ses revenus et sa croissance
  • 48:24 grâce à cela.
  • 48:25 - Brillant.
  • 48:26 Docteur Al-Mashat, une question posée par notre public est
  • 48:29 la suivante :
  • 48:30 Le gouvernement peut-il promouvoir l'entreprise locale et
  • 48:31 les activités non salariées
  • 48:32 en particulier pour les femmes et d'autres groupes qui ne font pas partis
  • 48:36 du secteur formel ?
  • 48:37 Pouvons-nous soutenir le développement des infrastructures
  • 48:40 et des services sociaux ?
  • 48:41 - Vous savez, il n'y a pas d'autre moyen d'avancer.
  • 48:43 La pandémie a permis de faire accepter des modes de travail différents.
  • 48:51 Ainsi, aujourd'hui, le télétravail n'est plus tabou.
  • 48:55 C'est en fait quelque chose qui est encouragé.
  • 48:59 Et au niveau gouvernemental, plusieurs décrets ont été
  • 49:03 adoptés
  • 49:04 au début de la pandémie,
  • 49:05 qui ont permis aux femmes, par exemple dans le gouvernement,
  • 49:10 de pouvoir travailler à domicile
  • 49:11 si leurs enfants ont moins de 12 ans, ou si elles sont
  • 49:16 enceintes, etc.
  • 49:18 D'autre part, la question portant sur le travail non rémunéré des femmes
  • 49:23 est également devenue plus tangible.
  • 49:27 Les gens s'en rendent compte, vu la charge de travail qui est retombée
  • 49:29 sur les femmes
  • 49:30 Et puis, lorsque vous mentionnez l'innovation
  • 49:32 et quand vous mentionnez les petites et moyennes
  • 49:37 entreprises,
  • 49:38 celles-ci se sont aussi avérées plus résistantes face à la
  • 49:43 crise.
  • 49:44 Il convient donc d'encourager davantage les femmes en ce sens, que ce soit par le
  • 49:51 biais de financements,
  • 49:53 ou de l'apport de compétences techniques
  • 49:54 aux femmes.
  • 49:55 Dans le cas de l'Égypte, nous avons été l'un des premiers
  • 49:57 pays
  • 49:58 à adopté des politiques liées à la COVID.
  • 50:02 Et nous avons été le seul pays
  • 50:04 d'Afrique et d'Asie occidentale,
  • 50:06 à avoir mis en place un suivi des politiques et
  • 50:11 21 politiques
  • 50:12 liées aux femmes pendant la COVID et au-delà de ça,
  • 50:18 à fournir des compétences techniques et numériques,
  • 50:19 parce que nous avions l'habitude de ne parler que
  • 50:22 d'inégalité
  • 50:23 lorsqu'il s'agit de la répartition des revenus,
  • 50:25 mais aujourd'hui la fracture numérique constitue
  • 50:27 un autre phénomène extrêmement important.
  • 50:28 C'est pourquoi, lorsque notre gouvernement discute de politique
  • 50:31 avec ses partenaires de développement,
  • 50:32 avec la société civile et avec le secteur privé,
  • 50:35 il met l'accent sur cet élément particulier.
  • 50:38 Et si je peux conclure, nous étions tous, avant la COVID
  • 50:43 occupés à discuter la question
  • 50:44 de savoir si la technologie allait ou non
  • 50:47 faire disparaitre les emplois.
  • 50:48 Je pense que la COVID montre aujourd'hui que la technologie peut être un
  • 50:51 catalyseur,
  • 50:54 un moteur de croissance
  • 50:57 et un moyen de sortir de la contraction
  • 51:01 de l'économie.
  • 51:02 Il s'agit donc d'encourager l'esprit d'entreprise, d'encourager l'innovation,
  • 51:05 de veiller à ce que l'écosystème et le paysage des start-ups soient
  • 51:10 également stimulés,
  • 51:11 car c'est ce qui renforcera la résilience des économies
  • 51:14 face à tout choc qui pourrait survenir.
  • 51:16 - Très bien.
  • 51:17 Mme David-Borha, je vous pose une autre question qui a été publiée sur
  • 51:21 notre site Web :
  • 51:22 Comment une plus grande inclusion financière peut-elle aider
  • 51:30 à stimuler la reprise
  • 51:31 dans les économies émergentes et en développement ?
  • 51:33 - Plus de 80 % des entreprises en Afrique subsaharienne
  • 51:35 sont des PME.
  • 51:36 Beaucoup sont dirigées par des femmes et la plupart d'entre
  • 51:38 elles sont dans le secteur informel.
  • 51:39 C'est pourquoi, à la Standard Bank, nous pensons que soutenir et
  • 51:48 donner des moyens à ce secteur
  • 51:51 est essentiel pour stimuler la croissance
  • 51:53 de l'Afrique.
  • 51:54 Nous avons mis en place un porte-monnaie électronique mobile
  • 52:00 dans plusieurs pays, le Nigéria, la Namibie, le Malawi, le
  • 52:08 Botswana, l'Eswatini.
  • 52:10 Et ce porte-monnaie mobile peut très facilement être utilisé
  • 52:14 par les petites entreprises.
  • 52:15 Il existe trois principaux moyens pour eux de se procurer
  • 52:19 ce porte-monnaie mobile.
  • 52:21 Le premier est un code court USSD,
  • 52:24 et s'ils ont un téléphone intelligent, ils peuvent aussi y accéder via
  • 52:29 une application.
  • 52:31 Et nous disposons également d'un vaste réseau d'agents
  • 52:39 qui leur permet de se rendre simplement chez un agent et
  • 52:43 d'obtenir des espèces ou de recharger leur porte-monnaie
  • 52:47 Ils peuvent obtenir un financement à partir du porte-monnaie
  • 52:48 mobile.
  • 52:49 Ils peuvent échanger, transférer de la valeur, stocker de la
  • 52:51 valeur.
  • 52:52 Et nous avons constaté que cela avait eu un effet
  • 52:56 multiplicateur
  • 52:57 dans les écosystèmes de ces entreprises,
  • 52:59 dans la mesure où elles fournissent des entreprises
  • 53:04 et emploient des personnes,
  • 53:09 qu'il s'agisse de trois, quatre ou cinq personnes
  • 53:11 Cela permet de créer des emplois, d'augmenter les niveaux de
  • 53:16 revenus
  • 53:17 et en définitive, de contribuer à la reprise et à
  • 53:22 l'accélération de la croissance en Afrique.
  • 53:25 Merci.
  • 53:26 - Très bien, et pour finir, Mme Shah,
  • 53:27 votre entreprise a renforcé sa plateforme numérique en
  • 53:30 réponse à la pandémie.
  • 53:31 Comment les solutions numériques peuvent-elles aider les
  • 53:32 entreprises
  • 53:33 à se prémunir contre les crises à l'avenir ?
  • 53:34 - Je pense qu'il y a trois éléments critiques
  • 53:37 lorsque vous réfléchissez à votre solution de plateforme
  • 53:39 numérique.
  • 53:40 Le premier est de savoir si elle a été conçue en collaboration avec
  • 53:44 les
  • 53:45 communautés que vous cherchez à servir
  • 53:46 et qui sont à grande échelle ?
  • 53:48 Le deuxième, est-elle conviviale et intuitive pour
  • 53:50 habitants des zones rurales,
  • 53:51 de sorte que vous puissiez penser aux millions de personnes
  • 53:54 qui, aujourd'hui, comme l'a dit Aja, ne sont pas familiarisées avec le numérique
  • 53:58 ?
  • 53:59 Peut-il donc être activé par la voix ? Peut-il être
  • 54:01 vernaculaire ?
  • 54:02 Peut-il être suffisamment simple pour que la
  • 54:03 femme rurale la plus éloignée puisse l'utiliser ?
  • 54:06 En Inde, c'est ainsi que nous avons conçu notre application.
  • 54:09 Nous avons pensé aux 165 millions de femmes qui, aujourd'hui
  • 54:13 pourraient utiliser cette application
  • 54:15 et créer elles-mêmes une entreprise de commerce assisté dans leur
  • 54:18 village,
  • 54:19 grâce à des robots d'IA
  • 54:20 et à des systèmes vocaux.
  • 54:22 Le troisième point consiste également à réfléchir au pouvoir des données.
  • 54:26 En fin de compte, la technologie est un outil qui permet de
  • 54:30 combler les lacunes en matière de connaissances
  • 54:33 d'une manière vraiment intéressante, n'est-ce pas ?
  • 54:34 Les clients ruraux peuvent accéder aux informations
  • 54:37 leur permettant de faire de meilleurs choix,
  • 54:38 mais aussi les fournisseurs et les facilitateurs de
  • 54:41 l'écosystème auront accès à des tendances et des modèles
  • 54:43 d'obtenir de meilleures informations,
  • 54:44 d'être mieux préparés à la crise
  • 54:46 ou d'avoir la possibilité de réagir
  • 54:48 et de co-créer ou d'innover en cas de crise.
  • 54:51 L'exploitation de ces données peut rapporter des millions.
  • 54:53 Je pense donc que les entreprises d'aujourd'hui seront en
  • 54:55 mesure de regarder les matrices d'accès
  • 54:58 à l'efficacité grâce à la technologie, l'accès aux débouchés à grande échelle
  • 55:02 grâce à la technologie,
  • 55:04 mais aussi, et surtout, l'accès aux données et aux
  • 55:06 informations
  • 55:07 pour être mieux préparées ou répondre plus rapidement.
  • 55:09 - Excellent, c'est le bon moment pour conclure
  • 55:10 Mme Shah, Mme David-Borha et Docteur Mashat,
  • 55:11 merci infiniment pour votre temps.
  • 55:12 - Merci beaucoup.
  • 55:13 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 55:18 ET DU FMI.
  • 55:19 - Si vous venez de nous rejoindre, bienvenue.
  • 55:22 Je m'appelle Larry Madowo et nous discutons de ce qu'il
  • 55:26 faudra
  • 55:27 pour construire une reprise économique verte, résiliente et
  • 55:29 inclusive.
  • 55:30 Nous avons de grandes conversations à venir,
  • 55:33 mais si vous souhaitez en apprendre encore plus,
  • 55:35 nous vous invitons à consulter quelques articles et blogs
  • 55:38 intéressants.
  • 55:39 Faites défiler l'écran jusqu'à la section des ressources de
  • 55:41 la page Banque mondiale Live.
  • 55:43 Et profitez-en pour participer à notre sondage.
  • 55:46 Pour rappel, voici ce que nous vous demandions.
  • 55:47 Quel est selon vous l'axe prioritaire pour assurer une reprise
  • 55:50 économique sans exclus ?
  • 55:51 Est-ce A, Apporter des conseils sur l'action à mener ?
  • 55:55 Ou B, Fournir une aide financière ?
  • 55:57 Votez C, Protéger les populations pauvres et vulnérables ?
  • 56:01 et votre dernière option est D, Aider les pays à acheter des
  • 56:05 vaccins ?
  • 56:07 Maintenant, l'impact économique de cette pandémie
  • 56:10 a été particulièrement ressenti par les familles.
  • 56:12 Nous avons demandé aux gens de nous dire comment leurs
  • 56:16 familles s'en sortent
  • 56:17 et quels sont leurs espoirs pour l'avenir.
  • 56:19 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 56:25 ET DU FMI.
  • 56:27 [ANA KHUTSISHVIL; MTSKHETA, GÉORGIE]
  • 56:30 La pandémie nous a frappés de plein fouet.
  • 56:33 Nous n'avons aucune rentrée d'argent.
  • 56:35 Mais je n’ai pas perdu espoir.
  • 56:37 Je compte bien développer mon activité.
  • 56:39 [ANA KHUTSISHVILI, PROPRIÉTAIRE DE L'HÔTEL MTSKHETA]
  • 56:42 Nous sommes plus motivés que jamais, car les gens n’en peuvent plus.
  • 56:47 J’ai eu l'idée d’ouvrir une auberge il y a plusieurs années.
  • 56:52 Je ne suis pas du genre à esquiver les problèmes, c’est ce qui m'a amenée là où je suis.
  • 56:59 Mon mari n’y croyait pas, mais il est bien content aujourd’hui,
  • 57:03 car c'est finalement notre unique source de revenu.
  • 57:08 Il y avait beaucoup de femmes autour de moi
  • 57:12 qui étaient tentées par cette idée,
  • 57:14 mais elles n'osaient pas franchir le pas.
  • 57:18 J’ai incité beaucoup de femmes à se lancer,
  • 57:22 je leur donne des conseils utiles, et mon aide a souvent été fructueuse.
  • 57:26 J'en suis très heureuse et fière.
  • 57:29 J'ai bon espoir que les choses s'arrangent après la pandémie.
  • 57:34 Malgré tout ce qui se passe, j’attends un changement mondial.
  • 57:39 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 57:46 ET DU FMI.
  • 57:47 [OUANGRAWA HUBERT; OUAGADOUGOU, BURKINA FASO]
  • 57:50 La pandémie de COVID-19 a bouleversé nos conditions de vie.
  • 57:56 Les marchés et les églises ont été fermés.
  • 57:58 On ne pouvait plus sortir pour se procurer à manger. C'était très dur.
  • 58:13 J'aimerais avoir une ferme moderne pour élever des volailles.
  • 58:19 Ce dont nous avons besoin pour réussir,
  • 58:22 c'est de panneaux solaires pour éclairer mon poulailler
  • 58:27 et permettre aux enfants de faire leurs devoirs le soir.
  • 58:31 Si mon élevage marche bien, ma famille s’en sortira, j'en suis convaincu.
  • 58:42 [NIAMEY, NIGER] - Je suis Muslim Sidi
  • 58:47 Mohammed à Niamey, au Niger,
  • 58:48 vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.
  • 58:54 - Nous allons aborder maintenant le sujet de
  • 58:57 l'inclusion.
  • 58:58 Je vais vous présenter nos prochains invités dans un instant,
  • 59:01 mais je tiens à signaler dès à présent
  • 59:02 que nous entendrons également Melinda Gates,
  • 59:05 coprésidente de la Fondation Bill et Melinda Gates,
  • 59:08 sur ce sujet.
  • 59:09 Alors restez donc à l'écoute !
  • 59:11 La pandémie n'a pas touché tout le monde de la même manière.
  • 59:14 Les personnes pauvres et les femmes ont été plus
  • 59:16 susceptibles de perdre leur emploi.
  • 59:17 Et la Banque mondiale a prévu que, d'ici la fin de l'année,
  • 59:20 150 millions de personnes supplémentaires pourraient vivre
  • 59:23 dans une extrême pauvreté.
  • 59:25 [WASHINGTON : ÉTATS-UNIS, PHNOM PENH : CAMBODGE, MEXICO : MEXIQUE]
  • 59:27 Nos invités sont ici pour expliquer ce que cela implique et comment réagir. Accueillons
  • 59:37 Son Excellence Vongsey Vissoth, Secrétaire d'État Permanent
  • 59:40 du Ministère de l'Économie et des Finances au Cambodge
  • 59:43 Lindsay Coates, Directrice générale,
  • 59:44 BRAC Ultra-Poor Graduation Initiative.
  • 59:45 Il s'agit d'une ONG internationale.
  • 59:46 Et Gonzalo Hernández Licona,
  • 59:48 Directeur, Réseau de pauvreté
  • 59:49 multidimensionnelle au Mexique.
  • 59:50 M. le Ministre Vissoth, l'impact de la pandémie sur le
  • 59:52 Cambodge a été sévère,
  • 59:54 menaçant de pousser des millions de personnes dans la
  • 59:57 pauvreté.
  • 59:58 Votre gouvernement a élargi ses programmes de
  • 0:00 transfert monétaires
  • 0:01 à plus de 2,6 millions de personnes.
  • 0:03 Comment avez-vous pu faire cela si rapidement
  • 0:05 quels ont été les obstacles que vous avez dû surmonter ?
  • 0:08 - Tout d'abord, laissez-moi vous donner
  • 0:11 un peu de contexte.
  • 0:13 [H.E. VONGSEY VISSOTH; SECRÉTAIRE D'ÉTAT PERMANENT DU MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE ET
  • 0:15 DES FINANCES, CAMBODGE]
  • 0:16 Lorsque la COVID a commencé à frapper le Cambodge, en mars,
  • 0:22 début avril, j'ai été chargé de concevoir le programme pour aider la population,
  • 0:29 les personnes affectées,
  • 0:30 sous la direction explicite du Premier ministre.
  • 0:33 Nous ne pouvons pas réinventer la roue.
  • 0:35 Nous devions tenir compte des mécanismes que nous avions,
  • 0:39 le programme d'assistance sociale, le programme de protection sociale,
  • 0:45 prévus dans notre cadre de protection sociale.
  • 0:47 Nous avons donc intégré tous les systèmes
  • 0:49 dans un seul dispositif,
  • 0:53 le programme de transfert monétaire social,
  • 0:56 ce que nous n'avions jamais fait auparavant.
  • 0:57 Notre premier souci est d'identifier les gens
  • 1:00 leurs besoins, savoir où ils étaient.
  • 1:02 Nous nous sommes rendus dans les villages, dans les foyers afin d'identifier les
  • 1:07 besoins et les personnes dans le besoin.
  • 1:09 Je pense que c'était la période la plus difficile
  • 1:13 Donc, étant donné le système de pool d'identification que
  • 1:17 nous avons mis en place...
  • 1:19 Nous avons donc un système cambodgien d'identification
  • 1:22 qui permet d'identifier les personnes pauvres
  • 1:23 qui sont censés recevoir les aides du gouvernement.
  • 1:26 Nous intégrons donc le système de fichiers d'identification
  • 1:32 en actualisant un système de classification
  • 1:34 qui nous permet d'identifier les personnes vulnérables
  • 1:36 les personnes affectées et les personnes pauvres
  • 1:39 qui sont censées recevoir l'aide.
  • 1:42 C'est donc la première chose à faire.
  • 1:46 Ensuite, en ce qui concerne la planification, [indiscernable]
  • 1:49 ils ont l'habitude de travailler avec l'autorité
  • 1:51 et la communauté locale pour identifier les personnes qui
  • 1:55 sont dans le besoin.
  • 1:59 Nous avons fait cela rapidement grâce aux systèmes en
  • 2:02 place.
  • 2:03 Numéro deux, le système de livraison.
  • 2:07 Le système de prestation, nous utilisons le mécanisme
  • 2:09 existant,
  • 2:10 qui est censé transférer des fonds
  • 2:13 aux femmes enceintes, aux enfants de moins de cinq ans, donc
  • 2:17 aux groupes vulnérables.
  • 2:19 Nous avons étendu le système électroniquement,
  • 2:22 en utilisant le transfert direct aux personnes dans le
  • 2:27 besoin.
  • 2:28 Ainsi les gens identifiés comme pauvres, reçoivent une
  • 2:30 carte
  • 2:31 et transfèrent de l'argent par le biais du système
  • 2:35 numérique,
  • 2:36 sur leur compte bancaire dans les zones rurales où ils habitent,
  • 2:39 Nous avons donc lancé ce mécanisme très rapidement.
  • 2:41 Mais en même temps, je peux vous dire que nous l'avons fait
  • 2:47 avec un certain degré de supervision, de coordination et de contrôle.
  • 2:52 Il existe selon moi deux niveaux de contrôle
  • 2:56 Nous avons un système de contrôle au niveau supérieur
  • 2:59 mais également au niveau local.
  • 3:00 Le contrôle à haut niveau consiste à
  • 3:03 évaluer l'impact des aides reçues.
  • 3:05 Mais au niveau local, je pense que nous confions aux
  • 3:09 autorités locales,
  • 3:10 surtout à un niveau du district et au niveau [indistinct] pour
  • 3:12 identifier...
  • 3:13 pour résoudre les problèmes découlant du processus de
  • 3:15 transfert d'argent
  • 3:16 parce qu'il y a toujours des plaintes sur qui est censé
  • 3:19 recevoir...
  • 3:20 qui est censé ne pas recevoir ceci, vous savez ?
  • 3:21 En faisant cela, je pense que nous avons réussi à le faire.
  • 3:24 Je pense que jusqu'à présent, nous avons été efficaces en
  • 3:28 qui concerne le de transfert d'argent.
  • 3:29 Nous avons commencé ce programme en juin
  • 3:32 nous avons pu lancer ce programme en deux mois seulement
  • 3:39 Nous avons dépensé à peu près 13 millions de dollars par mois
  • 3:43 et jusqu'à présent, nous avons dépensé plus de 260 millions
  • 3:47 de dollars.
  • 3:49 - Très bien, merci.
  • 3:53 Mme Coates, le programme BRAC Ultra-Poor Graduation
  • 3:57 aide les personnes les plus pauvres à sortir de l'extrême
  • 3:58 pauvreté.
  • 3:59 Quel a été l'impact de la pandémie sur vos partenaires ?
  • 4:00 - Merci beaucoup à tous de m'avoir donné la possibilité de participer.
  • 4:02 [LINDSAY COATES; DIRECTRICE GÉNÉRALE , BRAC ULTRA-POOR GRADUATION INITIATIVE]
  • 4:04 BRAC est une organisation
  • 4:06 dirigée et fondée par des Bangladais
  • 4:07 et elle est née d'une crise migratoire au Bangladesh
  • 4:10 il y a 50 ans.
  • 4:11 Elle sait donc parfaitement répondre aux situations de crise.
  • 4:14 Je pense que ce que nous avons appris de nos interventions,
  • 4:17 c'est que les besoins des plus pauvres sont interdépendants et multidimensionnels.
  • 4:23 Je pense que la réponse du ministre insiste vraiment sur ce point.
  • 4:27 Donc si c'est le cas, notre réponse doit être intégrée et multidimensionnelle.
  • 4:33 BRAC travaille avec des personnes dont les moyens de
  • 4:37 subsistance sont compromis
  • 4:38 plus que s'ils étaient dans un cadre économique plus formel.
  • 4:42 Les femmes se retrouvent les plus démunies, en
  • 4:44 raison de l'inégalité entre les hommes et les femmes,
  • 4:46 et elles souffrent vraiment.
  • 4:47 Ce que nous avons constaté dans notre intervention,
  • 4:49 nous mettons particulièrement l'accent sur le travail avec
  • 4:50 les gouvernements,
  • 4:51 les gouvernements, c'est que la réponse intégrée
  • 4:53 fait une énorme différence.
  • 4:54 Nous avons donc effectué un travail de reclassement avec
  • 4:57 le gouvernement des Philippines.
  • 4:59 99% des participants à notre programme
  • 5:02 ont compris les messages sur l'hygiène, ce qui est vraiment
  • 5:06 important.
  • 5:07 96% de ces participants continuent à
  • 5:09 recevoir les transferts financiers du gouvernement, ce qui
  • 5:11 était essentiel.
  • 5:12 2 tiers d'entre eux ont pu conserver leurs moyens de
  • 5:16 subsistance,
  • 5:17 ce qui, je pense, est remarquable.
  • 5:18 Mais vous devez considérer l'être humain dans son ensemble
  • 5:20 et y répondre de manière cohérente.
  • 5:22 - Très bien, Docteur Hernández Licona,
  • 5:25 nous savons que la pauvreté et l'inégalité ne sont pas qu'une
  • 5:29 question d'argent.
  • 5:30 De nombreux pauvres sont aussi pénalisés de multiples façons
  • 5:32 qui ont pu être aggravées par cette pandémie.
  • 5:35 Comment répondre à leurs besoins,
  • 5:36 non seulement en ce qui concerne les revenus,
  • 5:37 mais également au regard des autres dimensions de la pauvreté ?
  • 5:40 - Merci, merci pour l'invitation.
  • 5:41 [GONZALO HERNÁNDEZ LICONA; DIRECTEUR, RÉSEAU DE PAUVRETÉ MULTIDIMENSIONNELLE]
  • 5:43 Que l'on croit aux droits, aux capacités ou aux besoins,
  • 5:46 il est tout à fait clair que le développement concerne de
  • 5:51 nombreuses dimensions.
  • 5:52 Et la COVID nous en a montré l'importance l'année dernière.
  • 5:56 Ainsi, en utilisant un indicateur de vulnérabilité
  • 6:01 multidimensionnel
  • 6:02 comme celui produit par l'Oxford Poverty and Human
  • 6:05 Development Initiative,
  • 6:06 il est possible de montrer, que les ménages
  • 6:09 souffrant de privations multiples
  • 6:12 qu'il s'agisse d'eau, de dénutrition, de manque de services de
  • 6:16 santé, de combustible pour les aliments,
  • 6:20 avaient un risque plus élevé d'être infectés par la COVID.
  • 6:24 La reprise ne doit pas seulement porter sur les revenus,
  • 6:30 mais aussi sur la réduction des privations.
  • 6:32 Pendant la COVID, les inégalités ont augmenté.
  • 6:34 Nous devons retrouver la situation d'avant la COVID.
  • 6:36 Mais nous devons aller encore plus loin.
  • 6:38 Nous devons reconstruire en mieux.
  • 6:42 Sinon, la prochaine crise sera encore pire.
  • 6:44 Si nous croyons vraiment à l'égalité des chances pour tous,
  • 6:47 si nous croyons à l'égalité des droits et des capacités,
  • 6:51 alors nous devons croire en l'équité, ce qui signifie
  • 6:56 améliorer la vie de ceux qui sont laissés pour compte dans
  • 7:00 toutes les dimensions, Larry.
  • 7:01 - Merci pour cela.
  • 7:02 Je veux revenir à Mme Coates pour répondre à cette question
  • 7:05 qui a été envoyée par Sarwa, d'Accra, au Ghana.
  • 7:09 Les femmes sont particulièrement touchées par la crise,
  • 7:12 des millions d'entre elles travaillant dans le secteur
  • 7:14 des services.
  • 7:15 Comment les organisations internationales
  • 7:17 et les gouvernements peuvent-ils aider à résoudre le
  • 7:20 problème des millions d'emplois perdus ?
  • 7:21 - J'apprécie la question et je pense qu'elle est très percutante.
  • 7:24 L'autre chose importante à noter
  • 7:26 est que des millions de femmes travaillent dans l'économie
  • 7:29 informelle.
  • 7:30 Il ne s'agit même pas d'emplois, mais d'un simple accès aux
  • 7:33 moyens de subsistance qui a été réduit.
  • 7:36 La charge de travail domestique des femmes
  • 7:37 a augmenté dans le monde entier et dans mon pays aussi.
  • 7:39 C'est donc un double coup dur
  • 7:41 pour utiliser une expression très américaine pour décrire ce
  • 7:43 qui se passe.
  • 7:44 Que doit faire le gouvernement en réponse à cela ?
  • 7:46 Le capital humain et l'analyse sexospécifique du capital
  • 7:51 humain sont essentiels.
  • 7:52 Les femmes sont des atouts.
  • 7:53 Les femmes sont des atouts extraordinaires.
  • 7:55 Les gouvernements doivent réfléchir à la manière dont ils
  • 7:59 établissent leur budget
  • 8:00 pour répondre et soutenir l'augmentation des moyens de
  • 8:03 subsistance des femmes,
  • 8:04 leur éducation, leur bien-être, leur égalité économique et
  • 8:07 sociale.
  • 8:08 Et si nous adoptons une approche sexospécifique pour ces grandes
  • 8:14 décisions critiques,
  • 8:15 nous verrons l'effet d'entrainement se traduire par
  • 8:16 une hausse de l'emploi
  • 8:17 et une amélioration des moyens de subsistance et du bien-être
  • 8:19 des femmes.
  • 8:20 Et je pense que tout le monde en profitera.
  • 8:22 - Très bien, et nous allons en rester là.
  • 8:24 Merci beaucoup à tous pour votre temps aujourd'hui.
  • 8:25 - Merci.
  • 8:26 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 8:29 ET DU FMI.
  • 8:30 - Notre dernière intervenante se soucie aussi profondément
  • 8:33 de l'inclusion
  • 8:34 et a consacré sa vie à travailler pour l'équité.
  • 8:38 Melinda Gates, coprésidente de la Fondation Bill et Melinda
  • 8:41 Gates.
  • 8:42 [MELINDA GATES; COPRÉSIDENTE, FONDATION BILL & MELINDA GATES]
  • 8:44 - Bonjour, cela fait 20 ans que je travaille dans le domaine
  • 8:46 du développement,
  • 8:47 et les Réunions de printemps ne m'ont jamais paru aussi importantes.
  • 8:50 Nous sommes tous conscients que nous vivons une situation d'urgence
  • 8:53 internationale.
  • 8:54 J'espère que nous reconnaissons également que nous avons tout ce
  • 8:57 dont nous avons besoin pour agir aujourd'hui
  • 8:59 afin d'être plus forts demain.
  • 9:02 Des institutions comme la Banque et le FMI,
  • 9:06 ont le pouvoir d'agir de manière décisive.
  • 9:09 Nous sommes convaincus,
  • 9:12 au niveau mondial,
  • 9:13 que la croissance doit être inclusive.
  • 9:15 C'est une question d'équité et de bonne économie.
  • 9:21 La croissance économique ne peut pas être résiliente
  • 9:24 lorsqu'elle laisse tant de gens de côté.
  • 9:27 La seule façon de reconstruire durablement
  • 9:28 est de s'assurer que chacun ait la possibilité de
  • 9:34 créer des richesses
  • 9:35 et de jouir de la sécurité nécessaire pour résister aux chocs.
  • 9:38 Permettez-moi d'être plus spécifique.
  • 9:39 Cette crise a causé des dommages disproportionnés
  • 9:44 aux femmes et aux filles qui se sont retrouvées
  • 9:47 en marge de toute économie.
  • 9:49 Pour que nous puissions nous relever rapidement et poser des
  • 9:52 bases solides pour l’avenir
  • 9:54 nous devons placer les filles et les femmes au cœur des priorités
  • 9:58 Cela signifie rouvrir les cliniques et les écoles à pleine
  • 10:02 capacité dès que possible,
  • 10:05 et mettre l'accent sur le rattrapage de ces contrôles de santé
  • 10:08 manqués et de cet apprentissage perdu.
  • 10:10 Cela signifie investir dans les soins en tant
  • 10:16 qu'infrastructure essentielle,
  • 10:17 au lieu de simplement attendre des femmes qu'elles
  • 10:18 fournissent 30 heures de soins non rémunérés chaque semaine.
  • 10:22 Et cela signifie cibler les mesures de stimulation et de
  • 10:25 protection sociale sur les travailleurs informels,
  • 10:27 dont la grande majorité sont des femmes.
  • 10:30 Il y a 26 ans, le monde a accepté
  • 10:35 la plateforme d'action de Pékin sur l'égalité des sexes.
  • 10:38 Si nous avions fait plus de progrès à ce sujet,
  • 10:42 nos communautés auraient été mieux préparées à endurer cette
  • 10:45 pandémie.
  • 10:46 En juin prochain, le forum Génération Égalité à
  • 10:49 Paris
  • 10:50 nous offre une 2e chance de donner suite à nos promesses
  • 10:53 avec un engagement politique, un financement et l'élaboration
  • 10:57 de politiques.
  • 10:58 Je vous le demande ici et je vous le demanderai
  • 11:02 à Paris,
  • 11:03 de rendre cette reprise forte et durable, en la rendant
  • 11:09 équitable.
  • 11:10 Nous avons le pouvoir, nous avons la conviction, maintenant
  • 11:14 nous devons agir.
  • 11:15 L'égalité ne peut pas attendre.
  • 11:18 [DUBLIN, IRLANDE] - Bonjour, je m'appelle Patrick, à Dublin.
  • 11:24 Vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale
  • 11:29 et du FMI.
  • 11:30 - Et pour terminer notre événement sur une bonne note.
  • 11:33 Je suis ravi, car nous vous avons réservé une surprise.
  • 11:36 Une performance de la chanteuse et compositrice de jazz
  • 11:41 ougandaise, Somi.
  • 11:42 Elle a récemment sorti un album live intitulé « Holy Room »,
  • 11:45 qui a été nominé pour le Grammy Award du meilleur album
  • 11:49 vocal de jazz.
  • 11:50 Elle est devenue la première femme africaine à être nominée
  • 11:53 dans l'une des catégories jazz des Grammy.
  • 11:56 C'est un tel privilège de vous la présenter aujourd'hui.
  • 11:58 Elle va interpréter sa chanson « Changing Inspiration ».
  • 12:01 Découvrons pourquoi elle a choisi cette chanson pour cet
  • 12:04 événement.
  • 12:05 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 12:07 ET DU FMI.
  • 12:08 - Merci beaucoup pour cette présentation, Larry.
  • 12:09 [SOMI; CHANTEUSE DE JAZZ NOMINÉE AUX GRAMMY-AWARDS] Je suis ravie de me produire à l'occasion
  • 12:13 des Réunions de printemps du
  • 12:14 Groupe de la Banque mondiale
  • 12:15 et de prêter ma voix à l'événement d'aujourd'hui,
  • 12:18 axé sur la réussite de la reprise économique.
  • 12:19 Comme Larry l'a dit, je m'appelle Somi.
  • 12:21 Je suis chanteuse, compositrice et conteuse.
  • 12:25 Et je crois qu'à travers la musique et l'art
  • 12:27 nous pouvons inspirer un changement positif dans ce monde.
  • 12:31 Aujourd'hui, nous avons tous été mis au défi de penser
  • 12:34 différemment à notre rétablissement
  • 12:35 et de transformer la crise de la COVID en une opportunité de
  • 12:38 croissance.
  • 12:39 Du Sénégal à Samoa, du Guatemala au Rwanda, les entreprises
  • 12:45 sont en difficulté.
  • 12:46 Le changement de notre climat continue de bouleverser les
  • 12:48 communautés.
  • 12:49 Les artistes tentent de revenir sur le devant de la scène
  • 12:53 et l'exclusion prive les individus de leur dignité et de
  • 12:58 leurs moyens de subsistance.
  • 12:59 Mais aujourd'hui, je crois qu'il est temps de saisir
  • 13:01 l'occasion
  • 13:02 de changer de cap et de se laisser inspirer
  • 13:04 par les perspectives d'une reprise verte, innovante et
  • 13:07 inclusive,
  • 13:08 comme cela a été illustré tout au long de cet événement.
  • 13:13 Après tout, nous ne pouvons pas bâtir des économies fortes
  • 13:15 sans emplois,
  • 13:16 sans égalité d'accès aux opportunités et sans environnement
  • 13:20 sain.
  • 13:21 Cette chanson, « Changing Inspiration », est dédiée à vous
  • 13:26 tous qui ,aujourd'hui,
  • 13:27 travaillez dur pour faire la différence
  • 13:29 Lorsque vous écouterez, j'espère que vous réfléchirez à ce que
  • 13:32 veut dire
  • 13:33 créer un avenir plus radieux pour ceux qui souffrent le
  • 13:35 plus.
  • 13:36 Je vous invite à imaginer, agir et inspirer.
  • 13:50 ♪ Flottant au-dessus de l'horizon ♪
  • 13:58 ♪ Le soleil me regarde fixement ♪
  • 14:02 ♪ Je peux voir mon ombre désespérée ♪
  • 14:06 ♪ Serré et ça me retient ♪
  • 14:10 ♪ Sens et sons dont je me souviens ♪
  • 14:15 ♪ Sur moi avec la rédemption ♪
  • 14:18 ♪ Des yeux avides prenant le moment ♪
  • 14:25 ♪ La vérité se cache derrière ma peur ♪
  • 14:34 ♪ Changer d'inspiration ♪
  • 14:36 ♪ Changer votre direction ♪
  • 14:39 ♪ Changer d'inspiration ♪
  • 14:42 ♪ Changer votre direction ♪
  • 14:45 ♪ Oh ♪
  • 14:46 ♪ La brume rose me consume ♪
  • 14:52 ♪ Mon souffle dégouline sur mes mots entendus ♪
  • 15:01 ♪ Les cercles des orteils titubants se terminent ♪
  • 15:12 ♪ Je prie que je le trouve bientôt ♪
  • 15:21 ♪ Dans un murmure de sous-entendus étouffés ♪
  • 15:24 ♪ Les voies dont la lutte appelle mon nom ♪
  • 15:29 ♪ Le temps passe devant moi ♪
  • 15:32 ♪ Inspiré par un besoin de changement ♪
  • 15:37 ♪ Changer d'inspiration ♪
  • 15:40 ♪ Changer votre direction ♪
  • 15:45 ♪ Changer d'inspiration ♪
  • 15:48 ♪ Changer votre direction ♪
  • 15:52 ♪ Oh ♪
  • 15:54 ♪ Changer change change change ♪
  • 16:00 ♪ Changer change change change ♪
  • 16:06 ♪ Change change changer ♪
  • 16:11 ♪ Change change change ♪
  • 16:15 ♪ Changer change ♪
  • 16:18 ♪ Change ♪
  • 16:20 ♪ Change ♪
  • 16:21 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 16:38 ET DU FMI.
  • 16:43 - Changer d'inspiration en effet.
  • 16:49 Merci beaucoup, Somi, pour cette magnifique performance.
  • 16:56 Maintenant, ceci marque la fin du premier événement de nos
  • 16:59 Réunions de printemps.
  • 17:00 Il y a encore beaucoup de choses à venir, notamment des échanges
  • 17:04 sur le climat, sur la dette, et sur le déploiement des
  • 17:07 vaccins.
  • 17:08 Vous pouvez partager vos réflexions sur n'importe lequel de ces
  • 17:11 événements
  • 17:12 en utilisant #ResilientRecovery.
  • 17:13 Restez à l'écoute, car Paul Blake sera en direct dans 1 minute
  • 17:16 C'est tout à l'heure.
  • 17:17 RÉUNIONS DE PRINTEMPS 2021 VIRTUELLES DU GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE
  • 17:25 ET DU FMI.
  • 17:27 [EN DIRECT : WASHINGTON, DC]
  • 17:29 - C'est bon de vous retrouver en direct avec nous
  • 17:34 au siège du Groupe de la Banque mondiale à Washington.
  • 17:35 Si vous venez de nous rejoindre, je m'appelle Paul Blake,
  • 17:37 et au cours de la prochaine demi-heure environ,
  • 17:39 nous poursuivrons la discussion sur la reprise économique.
  • 17:42 nous nous intéresserons davantage à la position de la jeunesse
  • 17:44 et découvrirons les défis climatiques rencontrés par l'Égypte et le Mozambique
  • 17:47 et les mesures prises en la matière.
  • 17:48 Mais d'abord, je suis ravi d'accueillir Makhtar Diop,
  • 17:50 directeur général de la Société financière internationale
  • 17:51 et Manuela Ferro, vice-présidente pour la politique opérationnelle
  • 17:54 et les services aux pays
  • 17:56 ici à la Banque mondiale.
  • 17:58 Merci à tous les deux d'être là.
  • 17:59 - Merci Paul.
  • 18:00 - Pour commencer, nous avons reçu une question vidéo de Mark Alain,
  • 18:04 il est l'un de nos ambassadeurs de One World et se trouve
  • 18:06 en Haïti.
  • 18:07 et il voulait vous envoyer cette question, Manuela.
  • 18:08 - Bonjour, je m'appelle Mark Alain
  • 18:10 et voici l'une des principales questions posées
  • 18:12 sur Banque mondiale Live.
  • 18:14 Tout le monde espère une reprise économique rapide,
  • 18:19 globale et inclusive.
  • 18:21 Si cela se produit, y a-t-il des risques
  • 18:24 que cela entraine une dégradation excessive de
  • 18:26 l'environnement
  • 18:27 et une pression incontrôlée sur les ressources naturelles ?
  • 18:29 - Manuela, votre réponse à Mark Alain ?
  • 18:34 - C'est une question vraiment, vraiment importante parce qu'en fin de compte,
  • 18:37 [MANUELA FERRO; VICE-PRÉSIDENTE POLITIQUE OPÉRATIONNELLE ET SERVICES AUX PAYS, BANQUE
  • 18:39 MONDIALE]
  • 18:40 cette pandémie nous a rappelé que nous partageons une seule et même planète.
  • 18:43 Nous partageons une même atmosphère,
  • 18:46 mais nous la partageons aussi avec les générations futures.
  • 18:48 Donc, en fin de compte, nous avons toujours besoin d'une
  • 18:52 reprise mondiale très rapide
  • 18:54 qui relance vraiment l'emploi, le secteur privé,
  • 18:57 mais qui, en même temps, fait en sorte que nous
  • 19:01 sauvegardons l'environnement,
  • 19:03 la biodiversité et le climat pour l'avenir.
  • 19:05 Ainsi, à la Banque, nous avons accordé 83 milliards de dollars
  • 19:10 en financement climatique au cours des 5 dernières années.
  • 19:13 Et nous avons l'ambition de faire plus et de faire mieux
  • 19:16 au cours des cinq prochaines années.
  • 19:19 Nous affichons une plus grande ambition climatique,
  • 19:24 afin que 35 % des financements que nous accordons soient
  • 19:27 destinés à l'action climatique,
  • 19:28 que nous soutenions les pays et les gouvernements
  • 19:31 dans la mise en œuvre des contributions déterminées au
  • 19:34 niveau national,
  • 19:35 que nous investissions dans des infrastructures vertes et
  • 19:38 résilientes,
  • 19:39 et que nous aidions les pays à mettre en œuvre leurs
  • 19:40 engagements
  • 19:41 dans le cadre de l'Accord de Paris.
  • 19:42 Il s'agit donc d'un investissement massif
  • 19:45 non seulement dans le développement, mais dans un
  • 19:47 développement durable,
  • 19:49 afin que l'économie du futur soit capable d'être plus
  • 19:52 résiliente
  • 19:53 et que nous laissions une planète résiliente, durable,
  • 19:58 et verte pour les générations futures.
  • 20:00 - Et chercher ces opportunités dans leur reprise
  • 20:02 pour faire ces investissements verts.
  • 20:03 Et Makhtar, la prochaine question que nous avons reçue vient
  • 20:06 de Manuel, il est en Équateur.
  • 20:07 Il a écrit sur Banque mondiale Live et il a demandé,
  • 20:10 Comment pouvons-nous aider les petites entreprises dans nos
  • 20:12 communautés locales
  • 20:13 à se remettre de la pandémie de COVID-19 ?
  • 20:16 Et il a ajouté à cela,
  • 20:17 Surtout s'il existe plusieurs définitions de cette
  • 20:20 nouvelle normalité ?
  • 20:21 alors que nous commençons à sortir de cette situation.
  • 20:24 - Cette crise nous a montré beaucoup de choses.
  • 20:27 [MAKHTAR DIOP; DIRECTEUR GÉNÉRAL, IFC] Que vous ne pouvez pas vivre dans une société
  • 20:31 sans ce juste milieu.
  • 20:32 Ces gens au milieu qui n'ont pas accès
  • 20:33 au capital, au crédit, à la technologie, pour pouvoir créer
  • 20:35 des emplois.
  • 20:36 Nous savons que les MPME sont au cœur de la création
  • 20:38 d'emplois
  • 20:39 dans chaque pays,
  • 20:40 qu'il s'agisse de pays développés ou de pays pauvres.
  • 20:42 C'est pourquoi nous avons décidé dans le cadre de cette riposte à
  • 20:45 la crise
  • 20:46 d'affecter des ressources au soutien des MPME,
  • 20:48 de leur fournir des fonds de roulement,
  • 20:51 et de les aider à gérer leurs actifs.
  • 20:54 Nous savons qu'avec cette crise
  • 20:55 de nombreuses entreprises ont des actifs en difficulté,
  • 21:00 sont confrontées à des difficultés bancaires
  • 21:01 et ne savent pas comment les résoudre.
  • 21:02 Cela leur apporte une assistance technique pour comprendre
  • 21:06 comment mieux gérer cet actif et trouver des mécanismes
  • 21:09 pour pouvoir recycler ces actifs et leur donner une nouvelle
  • 21:11 vie.
  • 21:12 C'est donc très important.
  • 21:13 [DISCUSSION EN DIRECT : VERS UNE REPRISE VERTE APRÈS LA PANDÉMIE]
  • 21:14 Cette crise nous dit aussi quelque chose,
  • 21:15 c'est que les frontières sont toujours supprimées.
  • 21:19 Les biens publics, privés, mondiaux, locaux.
  • 21:21 Toutes ces choses sont maintenant mélangées.
  • 21:24 Le secteur public, comme l'a dit Manuela,
  • 21:26 doit se tourner vers le secteur privé pour pouvoir relancer
  • 21:29 l'économie.
  • 21:30 Le secteur privé, sans un stimulus de leur gouvernement, ne
  • 21:35 peut pas survivre.
  • 21:36 Donc... et sans cela,
  • 21:38 nous ne pouvons pas commencer à aborder le bien public
  • 21:43 mondial et le changement climatique.
  • 21:44 Nous avons une économie qui va et vient au gré des crises,
  • 21:47 Ebola, coronavirus, et tous ces chocs.
  • 21:48 Nous avons maintenant une nouvelle opportunité de penser à
  • 21:51 tout cela d'une manière holistique.
  • 21:53 On va mettre le global, le public, le privé, le public,
  • 21:56 pour examiner les problèmes auquel cette planète est
  • 21:59 confrontée.
  • 22:00 - Donc nous cherchons une approche globale. - Absolument.
  • 22:02 - Et Manuela pour la suivante,
  • 22:04 Nous avons une autre question publiée sur Banque mondiale Live.
  • 22:07 Je pense qu'elle nous ramène vraiment à l'essentiel.
  • 22:10 Pouvez-vous en tant que vice-présidente pour la politique opérationnelle,
  • 22:12 nous parler de la façon dont la Banque mondiale aide les
  • 22:14 économies pauvres à se remettre
  • 22:16 de la COVID-19, dans les grandes lignes ?
  • 22:18 - Nous avons réagi rapidement dès que le début de la pandémie,
  • 22:23 et nous travaillons sur quatre fronts.
  • 22:25 Le premier et le plus important est de sauver des vies,
  • 22:28 c'est fournir le soutien sanitaire aux pays
  • 22:32 afin qu'ils puissent lutter contre les effets sanitaires de
  • 22:35 la pandémie.
  • 22:36 Et maintenant nous déployons un énorme effort sur les vaccins, en aidant
  • 22:40 les pays à avoir accès
  • 22:42 aux vaccins COVID qui sont sûrs et efficaces,
  • 22:43 et plus important encore, à les administrer à la
  • 22:46 population.
  • 22:47 C'est donc le premier pilier de notre réponse.
  • 22:50 Sur le second volet, nous fournissons aux pays un appui
  • 22:53 pour la mise en place de filets de sécurité.
  • 22:55 La plupart des pays en développement n'offrent qu'un soutien limité
  • 22:58 aux ménages dont les membres ont perdu
  • 23:01 leur emploi
  • 23:02 et qui ont besoin d'aide pour conserver leurs moyens de
  • 23:06 subsistance et soutenir leurs familles.
  • 23:08 Le 3e domaine d'action porte sur le soutien aux entreprises,
  • 23:10 afin que les entreprises puissent survivre à cette pandémie
  • 23:14 et puissent se retrouver de l'autre côté,
  • 23:16 au cœur de la reprise comme l'a mentionné Makhatar.
  • 23:18 - J'imagine que vous êtes souvent en contact sur ce point.
  • 23:21 - Tout à fait, et ils vont être les sources de la reprise
  • 23:26 et de la création d'emplois à l'avenir.
  • 23:28 Et le quatrième pilier, nous en avons déjà parlé un peu,
  • 23:31 qui est vraiment de jeter les fondations
  • 23:33 pour une reprise durable, inclusive et verte
  • 23:37 qui est à la fois rapide, mais contribue à la résilience
  • 23:40 des systèmes et des systèmes nationaux
  • 23:42 afin qu'ils soient également capables d'attirer plus
  • 23:44 d'investissements, de mieux survivre aux chocs,
  • 23:47 qu'il s'agisse de catastrophes naturelles, du climat ou de
  • 23:49 la santé,
  • 23:50 et s'en sortir mieux de l'autre côté.
  • 23:52 Il s'agit donc d'une reprise vraiment globale
  • 23:55 où nous travaillons avec des partenaires entre le secteur
  • 23:58 public et le secteur privé,
  • 23:59 mais aussi avec des partenaires mondiaux, avec nos amis d'en
  • 24:04 face au FMI,
  • 24:05 mais aussi l'ONU, l'OMS sur la santé et le COVAX.
  • 24:09 Il y a vraiment un réseau de partenariats
  • 24:11 qui nous aide, à la fois au niveau mondial et au niveau
  • 24:14 local,
  • 24:15 à mettre en place cette reprise.
  • 24:20 - Ainsi, chacun apporte ses compétences et ses capacités
  • 24:23 uniques à la table pour nous fortifier dans l'avenir. - Oui.
  • 24:25 - Et Makhtar, nous avons une autre question qui est arrivée
  • 24:29 en ligne de Eunice Ntobedzi.
  • 24:31 Elle est au Botswana.
  • 24:33 Et elle demande, « L'accès aux services d'énergie propre
  • 24:37 est à la base de nombreux éléments du programme « Reconstruire en mieux »
  • 24:39 Comment pouvons-nous faire de l'Afrique une destination
  • 24:41 d'investissement
  • 24:42 pour les projets et les investissements dans l'énergie
  • 24:44 propre ? »
  • 24:45 - Cela a toujours été ma passion.
  • 24:46 Ces dix dernières années, j'en ai parlé.
  • 24:48 J'ai travaillé sur ce sujet
  • 24:49 et nous avons beaucoup travaillé avec Manuela sur ces questions.
  • 24:53 Laissez-moi vous donner un aperçu de ce qui a été fait lors
  • 24:56 de la dernière décennie.
  • 24:57 Lorsque j'étais vice-président pour l'Afrique, j'ai commencé
  • 25:00 en 2012.
  • 25:01 Le coût du kilowatt d'énergie renouvelable généré par le
  • 25:06 solaire était de 23 centimes.
  • 25:09 Quand je suis parti, il était de 6 centimes.
  • 25:10 Donc un énorme bond en avant.
  • 25:11 La technologie est moins chère.
  • 25:12 Elle plus accessible, plus rapide.
  • 25:13 Passons à l'énergie éolienne.
  • 25:15 Dans mon propre pays, a inauguré récemment l'une des plus
  • 25:18 grandes éoliennes...
  • 25:19 - Le Sénégal ?
  • 25:20 - Le Sénégal, oui, je suis du Sénégal.
  • 25:25 L'une des plus grandes entreprises d'énergie éolienne,
  • 25:29 Les pays parlent maintenant d'hydrogène, de plus en plus
  • 25:35 d'hydrogène vert.
  • 25:36 Il y a donc des progrès sur de nombreux fronts
  • 25:40 sur une technologie de moins en moins chère.
  • 25:42 Ainsi, les batteries deviennent de moins en moins chères.
  • 25:45 Nous avons l'opportunité maintenant de transporter cette
  • 25:48 énergie.
  • 25:49 Quelles sont les contraintes ?
  • 25:50 Actuellement, la contrainte est...
  • 25:51 Et c'est là que le travail entre le public et le privé est
  • 25:56 si important.
  • 25:57 Nous avons beaucoup d'investisseurs qui veulent investir
  • 25:59 dans les énergies renouvelables.
  • 26:00 Les contraintes sont que le réseau n'est pas assez robuste.
  • 26:03 Donc il n'y a pas assez de distribution dans le pays.
  • 26:07 Et la plupart du temps, elle est assurée par des entreprises
  • 26:11 publiques.
  • 26:12 Donc les réformes que Manuela et son collègue de la Banque
  • 26:15 préconisent
  • 26:16 permettront d'attirer le secteur privé
  • 26:18 et d'amener réellement beaucoup d'électricité sur le réseau.
  • 26:22 Nous avons un programme très ambitieux en Afrique
  • 26:26 en tant que Groupe de la Banque mondiale, qui s'appelle LeAP,
  • 26:30 où nous essayons d'augmenter significativement l'accès.
  • 26:33 Et nous espérons qu'au cours de la prochaine décennie
  • 26:36 vous serez en mesure d'atteindre l'accès universel en
  • 26:39 Afrique pour l'électricité.
  • 26:40 et que nous serons en mesure de le faire de manière propre
  • 26:43 car les ressources naturelles sont abondantes en Afrique,
  • 26:46 que ce soit l'hydroélectricité en RDC ou au Cameroun,
  • 26:48 ou le solaire dans la partie zaïroise de l'Afrique.
  • 26:50 - Fantastique, et merci beaucoup d'être venus.
  • 26:53 Makhtar Diop, Manuela Ferro, Merci de nous avoir accordé du temps aujourd'hui.
  • 26:56 - Merci.
  • 26:57 [SAN JOSÉ, COSTA RICA] - Salut, Je m'appelle Cynthia
  • 27:01 Flores à San José, Costa Rica,
  • 27:03 vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.
  • 27:10 - Et bien tout au long de ces réunions
  • 27:11 [DIRECT : WASHINGTON] nous donnons la parole aux jeunes leaders
  • 27:14 du monde entier,
  • 27:15 nous écoutons leurs témoignages, leurs points de vue et leurs suggestions
  • 27:17 [PERSPECTIVE DES JEUNES SUR LA REPRISE ÉCONOMIQUE] pour favoriser une reprise résiliente
  • 27:21 après la COVID-19.
  • 27:22 Aujourd'hui, nous allons écouter Aleena au Pakistan,
  • 27:23 Temitope au Nigéria, et Stephen au Kenya.
  • 27:24 [COMMENT LES JEUNES DE VOTRE PAYS PEUVENT-ILS PARTICIPER]
  • 27:27 [À UNE REPRISE RÉSILIENTE APRÈS LA PANDÉMIE DE COVID-19 ?]
  • 27:30 [TEMITOPE MANDY, NIGÉRIA] - La COVID-19 a eu un impact sur toutes nos
  • 27:34 vies, tant sur
  • 27:35 le plan économique que social.
  • 27:37 Pour qu'il y ait une reprise résiliente de la pandémie,
  • 27:40 la jeunesse doit être au cœur du processus.
  • 27:41 Au Nigéria, nous, les jeunes, sommes les catalyseurs de
  • 27:43 l'inclusion.
  • 27:44 Nous sommes des intervenants actifs et des modèles.
  • 27:45 [STEPHEN AMIMO MUGACHO, KENYA] Les jeunes kenyans peuvent participer à la
  • 27:52 reprise
  • 27:53 résiliente
  • 27:54 après la COVID-19 en créant des entreprises, en démarrant de
  • 27:57 petites entreprises.
  • 27:58 Ces entreprises emploieront le plus grand nombre de
  • 28:02 personnes possibles.
  • 28:03 - Les jeunes peuvent contribuer à une
  • 28:04 reprise résiliente de la pandémie
  • 28:05 en utilisant les médias sociaux pour diffuser des
  • 28:06 informations fiables
  • 28:07 et en créant une routine qui nous aiderait à nous intégrer en
  • 28:08 tant que communauté
  • 28:09 pas nécessairement face à face,
  • 28:13 mais en nous aidant à nous intégrer et à dépendre les uns
  • 28:19 des autres.
  • 28:20 - Quelle que soit l'initiative prise par les jeunes,
  • 28:21 [ALEENA KAREEM, PAKISTAN] ils doivent se concentrer
  • 28:22 sur le fait que nous n'avons
  • 28:24 qu'une seule planète
  • 28:25 et que tous les besoins doivent être satisfaits
  • 28:27 en mettant tout particulièrement l'accent sur l'inclusion,
  • 28:29 ainsi que sur l'action climatique.
  • 28:30 - Ils peuvent aussi aider en participant aux échanges
  • 28:34 sur la reprise
  • 28:35 en proposant des idées, de nouvelles idées qui peuvent fonctionner
  • 28:40 dans cette situation.
  • 28:41 Oui, la COVID-19 est toujours là, nous avons donc
  • 28:44 besoin de solutions.
  • 28:45 Nous avons besoin d'idées, et ces idées peuvent être
  • 28:46 apportées par les jeunes.
  • 28:47 - C'est important au Nigéria alors que nous faisons face à cette
  • 28:51 pandémie,
  • 28:52 je veux que nous nous souvenions toujours que pour gagner
  • 28:54 nous devons compter les uns sur les autres et nous entraider.
  • 28:58 Merci.
  • 28:59 #YOUTHONCOVID
  • 29:01 [DHAKA, BANGLEDESH] - Bonjour, je suis Shibu Kashariya
  • 29:08 à Dhaka, au Bangladesh,
  • 29:09 vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.
  • 29:12 [DIRECT : WASHINGTON] - Ma collègue Srimathi Sridhar nous a rejoints
  • 29:15 sur le plateau
  • 29:16 au siège du Groupe de la Banque mondiale à Washington
  • 29:20 Sri, tout au long de la semaine,
  • 29:24 nous avons encouragé les gens à aller sur
  • 29:27 live.banquemondiale.org,
  • 29:28 participer à nos sondages, nous avons un sondage différent
  • 29:31 chaque jour, cette semaine.
  • 29:32 Rappelez-nous quelle est la question pour l'événement
  • 29:36 d'aujourd'hui.
  • 29:37 - Merci Paul, la question du jour était « quelle est selon
  • 29:42 vous l'axe
  • 29:43 pour assurer une reprise économique sans exclus ?
  • 29:46 Et quelles sont nos options ? »
  • 29:47 Alors les cinq options sont, apporter des conseils sur l'action à mener,
  • 29:48 Fournir une aide financière,
  • 29:49 protéger les populations pauvres et vulnérables, aider les pays à
  • 29:51 acheter des vaccins,
  • 29:52 et enfin Promouvoir la suspension de la dette.
  • 29:55 - Très bien, examinons-les une par une. - Ok.
  • 29:56 - Qu'y a-t-il en première position ?
  • 29:57 - En première position, nous avons Protéger les populations pauvres et
  • 29:58 vulnérables avec 35,1 % des voix.
  • 29:59 - Et la deuxième position ?
  • 30:00 [SRIMATHI DRIDHAR; GROUPE DE LA BANQUE MONDIALE] - En deuxième position, nous avons Apporter
  • 30:01 des conseils sur l'action à mener avec 19,5 %
  • 30:03 des votes.
  • 30:04 - Et donnez-nous la suite des résultats.
  • 30:05 - Et en troisième position, nous avons Fournir une aide financière
  • 30:08 qui obtient 17,9 %.`
  • 30:09 Aider les pays à acheter des vaccins, 16,2 %.
  • 30:12 Et enfin, Promouvoir la suspension de la dette avec 11,3 %.
  • 30:16 - Il est intéressant que la protection des pauvres et des
  • 30:19 vulnérables...
  • 30:20 vous le savez, d'une certaine manière
  • 30:21 [RÉSULTATS DU SONDAGE] cette réponse englobe en quelque
  • 30:22 sorte les autres options.
  • 30:23 Je peux comprendre pourquoi beaucoup de gens ont voté pour celle-là.
  • 30:27 La suspension de la dette, c'est la, vous savez, celle-là
  • 30:30 c'est évidemment une priorité pour la Banque, nous en
  • 30:33 parlons beaucoup.
  • 30:34 Vous pouvez trouver des informations à ce sujet dans les ressources
  • 30:36 sur live.world bank.org pour l'événement.
  • 30:37 Tant aujourd'hui que certainement pour l'événement de demain
  • 30:39 sur la dette, en arrivant en cinquième position.
  • 30:40 Mais j'imagine que celui-là est assez technique.
  • 30:42 - Vous savez, si je... - C'est probablement pourquoi, oui.
  • 30:45 - Je ne suis pas sûr que si je ne travaillais pas ici, je
  • 30:48 comprendrais les détails.
  • 30:49 Je ne suis même pas sûr d'en comprendre les subtilités.
  • 30:50 - Je me souviens quand j'ai voté, je...
  • 30:51 Mon vote était pour aider les pays à acheter des vaccins,
  • 30:54 - Il semble que ce soit la clé pour déverrouiller
  • 30:55 les économies du monde entier. - Tout à fait.
  • 30:57 - Bien, passons à nos profils de pays.
  • 31:01 Toute cette semaine, nous examinerons les différents défis,
  • 31:04 les succès, les actions, que les pays prennent
  • 31:07 quand il s'agit du changement climatique.
  • 31:10 Aujourd'hui, nous allons d'abord voir ce qui se passe en Égypte,
  • 31:14 et je crois savoir que vous avez parlé
  • 31:16 à l'un des principaux experts de la Banque mondiale sur l'Égypte.
  • 31:17 - Oui, j'ai donc parlé à Ayat Soliman.
  • 31:18 Elle est la directrice régionale du développement durable
  • 31:19 pour la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord.
  • 31:20 J'ai commencé par lui demander quels étaient certains des défis
  • 31:21 de l'Égypte en matière de durabilité.
  • 31:22 Regardons cela.
  • 31:23 - Donc si vous me demandez de parler des défis auxquels l'Égypte
  • 31:27 est confrontée,
  • 31:28 [AYAT SOLIMAN; DIRECTRICE RÉGIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE, RÉGION MENA]
  • 31:30 c'est le pays le plus peuplé
  • 31:31 dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord,
  • 31:36 et il dépend fortement de ressources naturelles rares.
  • 31:40 Si l'on prend l'eau comme première ressource naturelle,
  • 31:42 le pays est confronté à une pénurie
  • 31:43 croissante des ressources en eau.
  • 31:45 Et c'est la ressource dont le pays dépend pour son agriculture.
  • 31:52 85 % de l'eau est utilisée pour l'agriculture,
  • 31:55 ce qui la rend bien sûr très vulnérable
  • 31:58 à tout changement dans la disponibilité de cette ressource.
  • 32:02 L'autre exemple de ressources qui sont rares,
  • 32:05 Parmi les ressources naturelles, citons les terres arables.
  • 32:08 Nous constatons là aussi que les terres disponibles pour la
  • 32:12 production agricole
  • 32:13 est de plus en plus sollicités par la croissance
  • 32:17 démographique
  • 32:18 et d'autres aspects comme la pollution, etc.
  • 32:21 Si vous regardez cela, juste en termes de disponibilité des
  • 32:25 ressources,
  • 32:26 c'est une dimension du défi, du défi de la durabilité,
  • 32:28 mais ensuite vous y ajoutez la pollution environnementale,
  • 32:31 les défis de l'urbanisation,
  • 32:33 toutes ces ressources sont soumises à une pression
  • 32:35 croissante.
  • 32:36 Et enfin, le changement climatique ajoute une autre
  • 32:39 dimension
  • 32:40 de pression à la disponibilité de ces ressources pour une
  • 32:43 utilisation future.
  • 32:45 Nous constatons des risques croissants d'impact du climat
  • 32:47 sur la disponibilité de l'eau,
  • 32:48 les sécheresses, les inondations, mais aussi l'élévation du
  • 32:51 niveau de la mer,
  • 32:52 dont les effets sont importants dans le delta du Nil
  • 32:56 et les zones côtières avec l'érosion côtière,
  • 32:59 l'intrusion du niveau de la mer, et qui impactent la zone du
  • 33:03 delta,
  • 33:04 où vit la majorité de la population.
  • 33:06 - Et en parlant de défis, parlons de la COVID-19.
  • 33:08 Comment la Banque mondiale a-t-elle aidé l'Égypte à rebondir après cette
  • 33:11 pandémie ?
  • 33:12 - Je voudrais d'abord dire qu'en fait, l'Égypte,
  • 33:14 comparée à d'autres pays du Moyen-Orient et d'Afrique du
  • 33:17 Nord,
  • 33:18 a été plutôt résiliente face à la pandémie.
  • 33:21 Elle a connu des taux de croissance d'environ 5 % du PIB
  • 33:24 par rapport aux taux de croissance négatifs dans certains
  • 33:26 des autres pays de la région MENA.
  • 33:27 Mais en même temps, bien sûr, la pandémie a frappé
  • 33:30 et elle a frappé durement le monde entier.
  • 33:32 Les flux d'investissements, de touristes et d'emplois,
  • 33:37 les opportunités qui en découlent ont, bien sûr, souffert.
  • 33:41 En tant que Groupe de la Banque mondiale, nous avons
  • 33:45 également engagé l'Égypte
  • 33:46 dans la première réponse à la pandémie,
  • 33:48 que ce soit du côté de la santé ou de la protection sociale,
  • 33:51 afin que les groupes les plus vulnérables bénéficient
  • 33:54 de la première réponse à la pandémie.
  • 33:57 Et en même temps,
  • 33:58 nous nous sommes engagés dans un cadre de rétablissement
  • 34:02 plus large
  • 34:03 afin de permettre et de soutenir une reprise verte,
  • 34:06 inclusive et résiliente.
  • 34:07 - Et de quelle manière la Banque a-t-elle également aider le pays
  • 34:10 à prendre des mesures climatiques ambitieuses ?
  • 34:12 - Le premier concerne les systèmes alimentaires, la pénurie
  • 34:17 d'eau et le capital naturel,
  • 34:18 et en examinant vraiment la transformation
  • 34:20 de l'agriculture vers une agriculture intelligente face au
  • 34:23 climat,
  • 34:24 une agriculture résiliente, de meilleures pratiques
  • 34:26 agricoles,
  • 34:27 introduire les technologies, examiner l'efficacité de
  • 34:28 l'utilisation de l'eau
  • 34:29 et faire en sorte que chaque goutte d'eau compte.
  • 34:32 Le deuxième domaine concerne l'énergie propre et la mobilité
  • 34:33 à faible émission de carbone.
  • 34:34 C'est également un autre domaine que
  • 34:40 j'ai mentionné.
  • 34:41 J'ai mentionné l'exemple de Benben et aussi la pollution
  • 34:42 atmosphérique du Caire,
  • 34:43 mais on peut faire plus.
  • 34:44 Et je sais que l'Égypte a des objectifs ambitieux en matière
  • 34:45 d'énergie renouvelable,
  • 34:46 et nous serons heureux d'aider l'Égypte
  • 34:51 à évaluer le coût de la transition, à examiner les options,
  • 34:55 et donner la priorité aux opportunités les plus favorables à
  • 34:59 la création d'emplois
  • 35:00 ainsi qu'à la durabilité à long terme.
  • 35:01 Le troisième domaine concerne les villes intelligentes face
  • 35:02 au climat et les économies côtières résilientes.
  • 35:03 Je mentionne cela parce que l'élévation du niveau de la mer
  • 35:04 mais aussi l'urbanisation croissante
  • 35:05 sont des risques tout à fait croissants pour des pays
  • 35:08 comme l'Égypte, qui ont une population élevée et un nombre élevé
  • 35:17 d'habitants qui vivent dans des zones côtières.
  • 35:22 Et puis le dernier domaine concerne le financement du climat
  • 35:27 et l'approche de l'ensemble du gouvernement.
  • 35:28 Comment attirer les investissements verts, y compris avec le
  • 35:30 secteur privé,
  • 35:31 dans un pays comme l'Égypte sur la base de programmes ambitieux.
  • 35:33 - Et enfin Ayat, avant que je ne vous laisse partir,
  • 35:36 qu'est-ce qui vous donne de l'espoir et vous inspire dans le
  • 35:39 travail que vous faites ?
  • 35:40 - Si vous me posez la question, de mon point de vue,
  • 35:44 dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord,
  • 35:46 je pense que deux choses me donnent de l'espoir.
  • 35:48 La première ce sont les jeunes, leur passion et leurs demandes
  • 35:53 pour un avenir meilleur.
  • 35:54 Et la deuxième chose est l'innovation.
  • 35:57 Il y a tellement d'innovations dans les domaines du
  • 36:01 développement durable.
  • 36:02 Toutes ces innovations, dont beaucoup viennent en fait de
  • 36:06 jeunes gens
  • 36:07 qui sont passionnés par le développement et par le
  • 36:09 développement durable,
  • 36:10 me donnent de l'espoir, car ce sont les solutions de
  • 36:12 l'avenir.
  • 36:13 Et je pense que cette combinaison est ce qui va
  • 36:15 rendre l'avenir plus durable et plus résilient.
  • 36:17 - Merci beaucoup de vous être joint à moi aujourd'hui, Ayat,
  • 36:20 et de nous en avoir dit un peu plus sur le rôle de la Banque mondiale en Égypte.
  • 36:24 [WASHINGTON] - Bonjour, je m'appelle Fahil Fayez
  • 36:26 vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.
  • 36:30 - Sri, lors de ces réunions, nous encourageons les gens
  • 36:35 à utiliser #ResilientRecovery pour parler de ces réunions.
  • 36:37 Et le hashtag du jour est #InclusiveFuture.
  • 36:39 Vous avez parlé à nos experts en réseaux sociaux.
  • 36:42 [REJOIGNEZ LA CONVERSATION : #INCLUSIVE FUTURE] Nous avons des blogueurs en ligne qui suivent
  • 36:43 la
  • 36:44 conversation en direct
  • 36:45 et répondent aux questions des internautes.
  • 36:46 Puis nos experts en réseaux sociaux qui nous suivent
  • 36:50 sur Twitter, Facebook, LinkedIn et d'autres plateformes.
  • 36:52 Que vous ont-ils dit à propos de ces échanges ?
  • 36:54 - Alors Paul, je viens de leur parler.
  • 36:56 La conversation a été formidable sur #InclusiveFuture.
  • 36:59 Il a été mentionné plus 1 000 fois sur les réseaux sociaux
  • 37:04 et la conversation est toujours en cours,
  • 37:05 surtout dans des pays comme le Nigéria, l'Égypte, la France
  • 37:08 et le Royaume-Uni.
  • 37:09 - Bonjour à tous ceux qui sont dans ces pays et partout
  • 37:13 ailleurs.
  • 37:14 Parlez-moi un peu plus de ce qu'ils vous disent.
  • 37:16 - Nous avons des mentions spéciales que j'aimerais
  • 37:19 annoncer.
  • 37:20 Nous avons Faheem Azizi, qui nous regarde depuis
  • 37:21 l'Afghanistan,
  • 37:22 Imogen Wade au Royaume-Uni, Ali Khan Sachu au Kenya,
  • 37:23 Chuchu Mapaku au Cameroun, et Alejandro García au Pérou.
  • 37:25 Alors grand bonjour à vous tous.
  • 37:27 - Oui bonjour, et on nous a donné une liste
  • 37:29 de certains des messages et tweets les plus marquants.
  • 37:32 Pourquoi ne pas en parcourir quelques-uns ?
  • 37:37 - Oui bien sûr, donc le premier, nous avons le défenseur des
  • 37:43 jeunes Neil Dang du Kenya
  • 37:45 et Josh Allad du Nigéria qui sont ici avec nous,
  • 37:47 qui ont rejoint la conversation sur Twitter
  • 37:49 ainsi que le technologue, l'économiste haïtien,
  • 37:52 et boursier de One Young World, Mark Alain.
  • 37:55 - Mark Alain nous a envoyé cette question à Makhtar plus
  • 37:58 tôt. - Ok.
  • 37:59 Si vous avez manqué ça, vous pouvez la revoir un peu plus
  • 38:05 tard.
  • 38:06 Nous avons aussi eu Bente Mikkelsen de l'OMS
  • 38:08 qui a plaidé pour un avenir inclusif en tweetant
  • 38:11 sur le fait que les personnes atteintes de diabète courent
  • 38:15 un risque accru
  • 38:16 de maladie grave et de décès dus à la COVID-19,
  • 38:17 Partagez en quelques autres.
  • 38:18 - Nous avons Gonzalo Licona de l'UNICEF, One Young World,
  • 38:19 et merci à Mahana du PNUD d'avoir encouragé tout le monde
  • 38:20 sur Twitter
  • 38:21 à suivre la discussion sur l'avenir inclusif et la reprise
  • 38:22 résiliente.
  • 38:23 Donc, c'est génial.
  • 38:24 - Et enfin, Jon Sward des Projets Bretton Woods
  • 38:25 appelle à plus de ressources pour le développement vert.
  • 38:26 Il voudra, et tous ceux qui s'intéressent à la question,
  • 38:27 se rendre jeudi à notre événement sur le climat et la
  • 38:29 reprise verte.
  • 38:30 Mais merci beaucoup.
  • 38:31 Et merci à tous nos experts en réseaux sociaux
  • 38:33 et aux personnes qui participent à la conversation en ligne.
  • 38:35 Mettons maintenant un coup de projecteur sur un autre pays.
  • 38:37 Pour celui-ci, nous allons nous rendre au Mozambique.
  • 38:39 [COUP DE PROJECTEUR SUR LE MOZAMBIQUE] C'est de cette région que je me suis entretenu
  • 38:44 avec Hector Gomez Ang.
  • 38:45 C''est le directeur pays de la
  • 38:47 Société financière internationale pour le Mozambique,
  • 38:48 et d'un certain nombre d'autres pays dans ce voisinage.
  • 38:50 Je lui ai parlé spécifiquement du Mozambique.
  • 38:52 Et je lui ai demandé quels étaient les défis auxquels les
  • 38:55 Mozambicains étaient confrontés
  • 38:56 en matière de changement climatique.
  • 38:58 - Je ne sais pas, peut-être un peu de contexte,
  • 39:01 Le Mozambique compte 30 millions d'habitants.
  • 39:03 [HECTOR GOMEZ ANG; DIRECTEUR PAYS, MOZAMBIQUE, IFC]
  • 39:04 C'est un pays à très faible revenu.
  • 39:05 L'inégalité y est élevée.
  • 39:06 Plus de 60% des gens vivent dans la pauvreté, ok ?
  • 39:09 Il est donc très, très dépendant des donateurs.
  • 39:13 c'est le contexte, des problèmes très, très structurels.
  • 39:17 Et en même temps, le pays est en crise depuis 2016.
  • 39:19 Et puis cela a été aggravé avec la COVID
  • 39:22 et avec les ouragans qu'il vient de subir il y a deux ans.
  • 39:29 Donc c'est un peu le cadre
  • 39:31 mais c'est un pays qui a un potentiel énorme, n'est-ce pas ?
  • 39:34 Le pays a beaucoup de ressources minérales.
  • 39:37 Il a des réserves de gaz naturel qui sont des projets qui
  • 39:41 sont déjà en cours
  • 39:42 et qui apporteront beaucoup d'investissements dans le pays.
  • 39:45 Et c'est un pays qui a beaucoup de ressources agricoles.
  • 39:51 Donc je pense que le vrai défi, si vous devez le résumer,
  • 39:54 est de savoir comment le Mozambique peut aller de l'avant et
  • 39:55 profiter de ces ressources
  • 39:56 d'une manière durable et inclusive ?
  • 39:57 D'une manière qui profite au peuple mozambicain.
  • 39:58 - Et parlons-en un peu.
  • 39:59 Vous êtes le directeur pays de la Société financière
  • 40:02 internationale
  • 40:03 pour le Mozambique et pour un certain nombre d'autres pays
  • 40:04 voisins,
  • 40:05 quelle est la stratégie à long terme au Mozambique ?
  • 40:09 - Au Mozambique, nous suivons une approche très disciplinée,
  • 40:13 Nous venons de mener par une étude très approfondie sur les
  • 40:18 opportunités
  • 40:19 pour le secteur privé et nous avons identifié,
  • 40:21 l'agrobusiness, l'énergie, le tourisme,
  • 40:23 la logistique du transport étant donné la position du
  • 40:28 Mozambique.
  • 40:29 Nous avons conclu que nous aurons besoin d'une approche
  • 40:35 différente.
  • 40:36 ce qui nous a amenés ici ne nous fera pas avancer.
  • 40:40 Donc ce que nous utilisons et faisons au Mozambique
  • 40:44 c'est que nous utilisons tous les outils dont dispose le Groupe de la Banque mondiale,
  • 40:47 dont disposent l'IFC et le Groupe de la Banque mondiale.
  • 40:49 Donc, en termes de financement, nous utilisons tout.
  • 40:50 Et nous l'abordons également d'une manière différente
  • 40:51 parce qu'il y a des problèmes complexes au Mozambique
  • 40:52 qu'aucune institution ne peut traiter à elle seule, vous comprenez ?
  • 40:54 - Parlons d'un projet spécifique.
  • 40:55 Je crois savoir que la Société financière internationale a investi
  • 40:57 dans la première centrale solaire à grande échelle au
  • 41:01 Mozambique.
  • 41:02 Il me semble que cela s'appelle le projet solaire de Mocuba.
  • 41:04 Parlez-nous des impacts à long terme de ce projet sur le
  • 41:05 pays.
  • 41:06 - Mocuba est une transaction historique, ok ?
  • 41:09 Non seulement pour nous, mais aussi pour le Mozambique.
  • 41:13 C'était la première centrale solaire à grande échelle dans
  • 41:17 le pays.
  • 41:18 C'était la plus grande, à l'époque de sa construction,
  • 41:20 c'était la plus grande d'Afrique subsaharienne.
  • 41:22 C'était l'un des premiers projets dans la région
  • 41:25 qui s'intéressait à la résilience climatique.
  • 41:28 Il injecte l'énergie au plus près des besoins.
  • 41:31 Vous évitez donc d'avoir de longues lignes de transmission
  • 41:34 ce qui, du point de vue du client et dans un pays qui est
  • 41:36 frappé par des ouragans
  • 41:37 et par des inondations de temps en temps,
  • 41:38 c'est une couche de protection.
  • 41:39 Donc pour toutes ces raisons, nous pensons qu'il s'agit
  • 41:41 d'un projet historique
  • 41:42 et la marche à suivre au Mozambique.
  • 41:46 - Cela semble fascinant.
  • 41:49 Je veux aussi vous poser une question sur la COVID-19.
  • 41:54 Quel a été l'impact au Mozambique
  • 41:55 et à quoi ressemble une reprise résiliente dans le pays ?
  • 41:59 - Le Mozambique est bien positionné pour la reprise.
  • 42:01 Potentiellement pour une reprise rapide, parce qu'il a ce projet
  • 42:05 d'exploration des ressources minérales qui est bien
  • 42:07 avancé
  • 42:08 et ceux qui vont démarrer, ok ?
  • 42:10 Donc je pense que nous revenons à la même question.
  • 42:12 C'est combien peuvent-ils faire...
  • 42:13 Comment le Mozambique peut-il faire pour que ces projets soient
  • 42:16 inclusifs ?
  • 42:17 Ce n'est pas quelque chose, un projet isolé dans le
  • 42:18 lointain,
  • 42:19 mais qui se traduit réellement par une croissance.
  • 42:20 Donc, d'une part, je pense qu'il a une position quelque peu
  • 42:26 privilégiée dans la région.
  • 42:27 Je pense que c'est une opportunité pour une reprise verte,
  • 42:31 pour une croissance verte,
  • 42:33 parce que vous aurez beaucoup d'agriculture et vous aurez le
  • 42:35 tourisme
  • 42:36 ce qui touchera à la durabilité et à la résilience également.
  • 42:38 Nous devrons tous travailler pour aider le Mozambique à
  • 42:40 développer les capacités humaines
  • 42:43 et la capacité institutionnelle
  • 42:45 pour vraiment prendre en charge cette grande poussée de
  • 42:48 croissance qui, espérons-le, est à venir.
  • 42:51 - Et enfin, probablement la question la plus facile que vous
  • 42:56 aurez aujourd'hui.
  • 42:57 Parlez-moi de la meilleure partie de votre travail.
  • 42:58 Qu'est-ce qui vous inspire dans le cadre de votre travail
  • 42:59 au Mozambique et dans les pays qui l'entourent ?
  • 43:02 Nous nous considérons comme un facilitateur,
  • 43:05 Notre mandat, qui consiste à aider à réduire la pauvreté,
  • 43:08 est rempli par ce que nos clients font avec notre argent,
  • 43:09 ce que nos clients font avec nos conseils.
  • 43:10 Et idéalement, nous essayons d'atteindre un stade
  • 43:14 où plus le succès commercial de nos clients est grand,
  • 43:19 plus l'impact sur le développement est important, plus
  • 43:22 l'ouverture est positive.
  • 43:24 Et c'est en quelque sorte l'objectif.
  • 43:25 Donc, quand vous voyez que cela arrive,
  • 43:26 quand vous voyez que cela se passe réellement sur le terrain
  • 43:27 et que des emplois sont créés et que les communautés sont
  • 43:32 mieux loties,
  • 43:33 le pays a plus de pouvoir ou le pays a plus de nourriture,
  • 43:36 en fonction des défis, alors cela devient vraiment
  • 43:38 une source d'inspiration.
  • 43:39 cela crée une chaîne de retour d'information très positive
  • 43:40 qui vous incite à en faire plus.
  • 43:42 et à faire un effort supplémentaire pour les clients.
  • 43:45 Je pense que c'est...
  • 43:47 pour moi en tout cas, c'est le ciment qui nous
  • 43:51 unit
  • 43:52 à l'IFC, de mon point de vue.
  • 43:53 - Hector Gomez Ang, directeur national de l'IFC pour le
  • 43:54 Mozambique
  • 43:55 et d'un certain nombre d'autres pays de la région.
  • 43:56 Merci beaucoup de nous avoir accordé du temps aujourd'hui.
  • 43:58 [MONTELÍBANO, COLOMBIE] Bonjour, Je suis Haido Bedoya
  • 44:01 à Montelibano, en Colombie,
  • 44:04 vous regardez les Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI.
  • 44:11 - Sri, juste au moment où nous commençons à conclure la
  • 44:12 journée ici
  • 44:13 expliquez-nous ce qui nous attend pour les trois prochains jours
  • 44:14 des Réunions de printemps 2021.
  • 44:16 - Bien sûr, Paul, alors demain, il s'agit de la dette
  • 44:20 et comment les pays peuvent construire un avenir vert et
  • 44:25 résilient sur ce sujet.
  • 44:26 Ensuite, nous parlerons du climat et d'une reprise verte
  • 44:27 jeudi à 11 heures, heure de Washington.
  • 44:28 J'ai oublié de dire que l'événement sur la
  • 44:30 dette commençait demain
  • 44:33 à 12h00, heure de Washington.
  • 44:35 Et puis vendredi, nous terminons en parlant de la COVID-19 et
  • 44:40 des vaccins
  • 44:41 et cela commence à 11h00, heure de Washington.
  • 44:42 - Bien, et si quelqu'un nous a rejoint plus tard aujourd'hui,
  • 44:44 s'ils ont vu quelque chose qu'ils veulent revoir dans
  • 44:45 le programme d'aujourd'hui,
  • 44:46 rappelez-nous comment ils peuvent le faire.
  • 44:48 - Rendez-vous sur la chaîne YouTube de la Banque mondiale
  • 44:50 et visionner tous les enregistrements.
  • 44:51 [REJOIGNEZ-NOUS DEMAIN] Et rendez-vous également sur live.banquemondiale.org.
  • 44:53 Et là, les gens peuvent aussi aller sur les pages des
  • 44:57 événements
  • 44:58 et retrouver la conversation.
  • 44:59 - Et je ne manquerai pas de vous en parler demain,
  • 45:02 après l'événement sur la dette de demain, vers 13 heures,
  • 45:04 heure de Washington.
  • 45:05 L'événement commence à midi, vers 13 h, heure de Washington,
  • 45:09 vous participerez à une discussion en direct avec le
  • 45:12 président du Groupe de la Banque mondiale,
  • 45:13 David Malpass, ici sur le plateau de notre siège.
  • 45:15 Donc si les gens là-bas ont une question, posez-la tôt.
  • 45:16 Allez-y et posez vos questions en avance
  • 45:19 car cela nous aide à nous organiser pour demain
  • 45:23 et à sélectionner les meilleures questions pour le président.
  • 45:25 Alors postez-les sur live.banquemondiale.org.
  • 45:27 - Absolument.
  • 45:28 - Très bien, à demain midi, heure de Washington,
  • 45:30 merci beaucoup de nous avoir rejoints, au revoir.

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